vendredi 10 juin 2011

Batman begins & The dark knight (Blu-ray)


Depuis le temps qu'on me rabattait les oreilles avec the dark knight, "l'un des meilleurs Batman avec un Joker hors normes", je me devais d'y jeter enfin un oeil! Je ne vous cacherai pas que j'étais très sceptique quant à la performance de Heath Ledger qui a malheureusement bâti son petit succès suite à sa disparition. Premier constat: sa perf' n'était pas exagérée, c'est plutôt rassurant. Aprés le film en lui même se discute. J'ai clairement préféré son prédécesseur Batman Begins qui raconte les origines de la saga et la création du personnage hanté par les chauves souris.

Je ne suis pas un spécialiste des comics et encore moins de leurs adaptations. Je peux seulement vous dire que ces deux Batman là sont divertissants et plus proches du réel que leur prédécesseurs avec Schwarzenegger notamment ou celui avec le pingouin (returns si mes souvenirs sont bons) qui me laisse un très mauvais souvenir d'enfance.
Bon ok, la crédibilité reste relative. Bruce Wayne est un milliardaire qui rendrait jaloux ceux des inédits de l'été de Zone interdite. Il est no limit question portefeuille, fort physiquement et qui plus est, un as de la finance... le gendre idéal quoi!

Christian Bale est plutôt bon dans son rôle. Comme les précédents Batmen, il est dôté de la petite fossette au menton qui semble éliminatoire lors des différents castings de l'homme chauve souris.
Quelques seconds rôles notables: la charmante Katie Holmes du begins est remplacée par Maggie Gyllenhaal qui ne lui fait clairement pas honneur. Les chauves souris seraient elles foncièrement attirées par les thons?
Les principaux ennemis de Batman sont également dans ces deux films. On y voit l'épouvantail, le Joker et Double face dont on a un peu de mal à comprendre le revirement soudain dont il est victime. Gary Oldman campe un flic et fait incroyable, il est cette fois ci du côté des gentils, une première quand on connait la filmo de l'acteur à la gueule de méchant.

Le gros point négatif reste la voix de Batman que ce soit en VF ou VO clairement exagérée. je veux bien que Bruce Wayne module sa voix mais de la à en faire un mélange de Stallone et Dark Vador à la sauce Saw, je trouve ça plutôt limite...
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Pour conclure, je dirai que le divertissement est au rendez-vous et que tout le monde y trouvera son compte. Les fans absolus (dont j'attends l'avis) ou les novices qui se rappelleront aux bons souvenirs des dimanches matins sur France 3.

Bonne séance!



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Extrait musical

mercredi 8 juin 2011

King Kong (Blu-ray)


Peter Jackson s'est il cru intouchable après avoir réalisé les trois volets du Seigneur des anneaux? Ou peut être a t-il pris ce film comme une rédemption longue et chiante du pouvoir que pouvait procurer le Précieux?

Plus sérieusement (quoique...)le film démarre "normalement" même si Jack Black est peu crédible dans son rôle de réalisateur rebel. Comme dans les premières adaptations l'équipe part à la recherche d'une île mystérieuse dotée d'une faune peu commune. C'est exactement à ce moment là du film que l'on nous sert un remake de Jurassic Park 8 à la sauce Indiana Jones. Les éléments les plus improbables s'enchaînent sans qu'on puisse s'imaginer pire...et bien si! En attendant Kong (environ 1h10 de film déjà) notre équipe de tournage rencontre des pygmées, puis des dinosaures, des chauves souris géantes et le clou du clou, des insectes et larves géantes dont ils se débarrassent à l'aide d'une simple sulfateuse. Qui a dit que les armes à feu étaient un fléau?

Le must c'est que tout ceci tient dans un format cinéma de trois heures. Mais que les amateurs d'insectes se rassurent, le dvd propose une version longue que je n'ose à peine imaginer...
Côté effets spéciaux, le film est bel et bien au rendez-vous (ouf). Peter Jackson utilise les dernières technologies pour faire de ce monstre sanguinaire un bel agneau totalement docile devant le charme de Naomie Watts. Les batailles Kong / T-Rex sont belles...dommage qu'elles soient totalement surnaturelles.

Viennent les 2h30 de film et je m'inquiète de n'avoir toujours pas vu le singe au sommet de l'Empire state builing. C'est chose faite! King Kong veut se libérer de ses chaînes et dans un élan de moralité à toute épreuve, nous culpabiliser vis à vis des animaux. Brigitte Bardot serait fière de lui!

Plus sérieusement (cette fois ci c'est la bonne), ce film est trop long, trop peu crédible et ce n'est pas une panoplie de seconds rôles plutôt agréables comme Adrien Brody ou Jack Black qui cacheront la misère du scénario!
Triste fin pour King Kong, triste hommage également...


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Extrait musical

lundi 6 juin 2011

Shining (Blu-ray/vost)


Impossible pour vous d’être passé à côté de cette affiche de film, tellement mythique et maintes fois reprise malgré les années. Jack Nicholson nous offre son plus beau visage, celui d’un homme taillé sur mesure pour ce rôle de psychopathe tranquille.

Stanley Kubrick revisite ici le roman du maître de l’horreur, Stephen King sans pour autant coller à l’histoire. King refusera d’ailleurs d’apparaître au générique final tant son œuvre semble dénaturée par ce cinéaste qui ne fait rien comme les autres et qui n’allait certainement pas se contenter de retranscrire le roman mot pour mot à l’écran.
L’histoire est presque grossière et comme souvent Stanley Kubrick y appose une forme esthétique parfaite aux accents à la limite de la perfection. Certaines scènes ne dépassant pas les cinq minutes nécessiteront des semaines entières de tournage.

Jack Torrence est un écrivain en manque de mots. Il décide alors d’accepter un travail comme gardien d’hôtel de luxe totalement isolé dans les Rocheuses qui lui permettra de se couper du monde extérieur et ainsi se focaliser sur son roman. Le gérant de l’hôtel le prévient à plusieurs reprises des dangers d’isolement liés à ce poste et n’hésite pas à lui raconter qu’un de ses prédécesseurs a carrément découpé sa famille en morceaux tant cet environnement lui pesait. Jack n’hésite pas et prend le poste accompagné de sa femme et de son fils Dany qui semble vivre cette expérience comme personne d’autre…

Ce classique de l’horreur est un monstre de beauté. Chaque plan est soigné, chaque lumière disposée de manière à capter le meilleur de la scène et surtout des plans caméra qui vous donnent l’impression de suivre les personnages à la trace. On est littéralement sur le porte bagage du tricycle de Danny lorsqu’il arpente les couloirs vides de l’Overlook hôtel, de même qu’on partage la folie de Jack lorsqu’il poursuit sa famille dans le labyrinthe enneigé.
Tout ceci est dû en partie à une innovation technologique, comme souvent chez Kubrick avec la steadicam, capable de filmer les poursuites avec une fluidité incroyable.

Pour finir, je ne peux m’empêcher de faire une nouvelle fois référence aux Simpson qui parodient le film lors d’un épisode spécial Halloween. Avec ses images en tête, le film de Kubrick devient presque comique par moments. Je vous l’accorde ça n’est certainement pas l’effet escompté tant bien même qu’il serait assez fasciné par cette réaction !


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Extrait video (de la mort qui tue)
http://www.youtube.com/watch?v=pxTfw8QgLIQ

vendredi 3 juin 2011

Stanley Kubrick live from Paris

Les dates étaient déjà entourées depuis des mois sur mon petit calepin, le reste n'était plus qu'une question d'organisation.
Ouverture des portes à midi (bonjour les feignasses)sur le parvis de la Cinémathèque française. Peu de monde dans les files d'attente mais bien assez pour créer un embouteillage sur les premiers mètres de l'expo. Premier constat: le lieu est trés agréable et la scénographie plutôt bien pensée. disposée sur deux étages, l'expo est divisée en espaces qui représentent chacun les films de Kubrick par ordre chronologique.


Le geek fetichiste que je suis est tout de suite attiré par les objets ayant été utilisés par le maître. Et là surprise! La moitié sont des replicas aux apparences trompeuses. Tant pis! Je me contenterai des objets authentiques comme les costumes de 2001 ou la canne de Malcolm McDowell dans Orange mécanique. A ce petit jeu Eyes wide shut récolte d'ailleurs la palme du fétichisme absolu avec de multiples objets collectors comme les costumes portés durant l'orgie à laquelle assiste Tom Cruise l'impuissant...
Le casque estampillé "Born to kill" ou l'une des 15 machines à écrire utilisée par Jack Torrance dans Shining sont encore les souvenirs de films majeurs dans l'histoire du cinéma.



Aprés une interlude dans la boutique officielle de l'expo (un peu maigrelette au passage) le voyage se conclue sur les autres projets du cinéaste, accomplis ou pas d'ailleurs.
On y trouve notamment ses premiers clichés pour le magazine Look ou encore son projet cinématographique pharaonique sur Napoléon pour lequel il avait entreprit des recherches colossales et extrêmement coûteuses.

Au final je repars avec un butin assez anecdotique: magnet, badge, tickets et une série de photos d'un photomaton estampillé Shining dont je cherche encore l'intérêt
aujourd'hui...
L'important est ailleurs. L'expo m'a donné envie de replonger dans l'oeuvre du cinéaste le plus controversé de sa génération. le cinéma bordelais l'Utopia repasse d'ailleurs l'intégralité de ses films en VO, une bonne raison de redecouvrir ou tout simplement travailler ses classiques. Les dates sont deja entourées...

mercredi 1 juin 2011

Petits meurtres entre amis


Danny Boyle est devenu grand public avec Slumdog Millionaire...mais si! Vous savez, ce film plein de bons sentiments qui font d'un gamin à l'avenir tragique des bidonvilles de Bombay le vainqueur improbable d'un "Qui veut gagner des millions" version bengali.
Avant de se perdre en chemin, Boyle aura pourtant été un excellent réalisateur dépeignant la lutte des classes britanniques comme personne ne l'avait fait avant lui. Je pense surtout à Trainspotting mais là n'est pas le sujet...

Petits meurtres entre amis, première oeuvre du réalisateur, est une histoire sur l'amitié et ce à quoi elle tient. Juliet, David et Alex colocataires et amis de longue date partent à la recherche du coloc' idéal qui leur permettra en plusde diviser le montant du loyer. Après un casting digne de la Nouvelle Star, ils optent pour Hugo, personnage discret qui va bizzarement trouver la mort quelques heures aprés son intégration. Au moment d'appeler la police, Alex découvre sous le lit du défunt colocataire une malette remplie de billets. L'argent aura t il raison de leur amitié quasi fusionnelle?
Le succès du film tient notamment à son ambiance macabre, limite malsaine qui pourra décourager les moins valeureux d'entre vous. Le thème musical jongle ainsi entre morceaux oppressants au piano sur deux notes et classiques jazzy qui détonnent totalement avec la violence à l'écran.
Ewan Mcgregor signe l'un de ses premiers rôles, le tremplin qui le menera à la reconnaissance aux côtés du même Danny Boyle.

A noter également la traduction du titre toujours aussi bien "francisé". Ainsi Shallow Grave (traduisez tombes peu profondes) devient petits meurtres entre amis beaucoup plus vendeur que le titre original tout droit sorti des séries B américaines d'épouvante.

Au final le film est plus une étape dans une carrière cinématographique toute tracée qu'un succès à part entière. Les relations humaines sont souvent compliquées malgré leurs apparences. Ce film en est le parfait exemple.


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vendredi 20 mai 2011

Sherlock Holmes (Bluray - vost)


Quand je pense à Sherlock Holmes, je revois immédiatement le dessin animé avec des chiens pour protagonistes et un générique à vous tirer la larmichette. Les puristes m'en voudront certainement et citeront les romans de Sir Conan Doyle ou les différentes adaptations fidèles qui ont pu voir le jour.
L'heure était venu pour cette bonne vieille Angleterre de dépoussiérer ce mythe pour le rendre_excusez mon écart de langage_ moins chiant et plus proche de notre génération.
Guy Ritchie a alors imposé un relooking sévère à nos deux protagonistes. Watson devient un accro au jeu, garant des excés en tous genres de son compère. De son côté Sherlock Holmes s'adonne à la boxe clandestine entre deux cuites récurrentes. On en attendait pas moins du réalisateur de Snatch, ou encore Arnaques crime et botanique.

Le film démarre sur l'arrestation du sorcier Lord Blackwood (sosie mix d'Andy Garcia et Luke Wilson au passage) en pleine séance de magie noire. Il est condamné à mort par pendaison en présence d'Holmes et Watson pour qui le sorcier a gardé ses derniers mots. Le lendemain, la police réalise que sa sépulture a été profanée et le corps remplacé par un autre homme. Tout laisse à croire que Lord Blackwood est encore en vie. Sherlock Holmes et le Dr Watson décident alors de mener l'enquête en parallèle de celle menée par Scotland Yard.

Commencons par la reconstitution du Londres de la fin du 19ème siècle. La tâche n'était pas évidente mais Guy Ritchie l'a parfaitement réalisée bourrant ses décors de détails d'époque et d'effets spéciaux qui nous transportent sans retenue aucune dans l'époque de Sherlock Holmes. Le support Blu-ray rend d'ailleurs ce Londres presque tangible.
Le duo engagé pour le casting joue juste. Jude Lawe (calmez vous Mesdames!) fait preuve de son flegme so british qui le caractérise dans les 3/4 de ses films. Il lève le petit doigt quand il faut mais recèle une autre personnalité totalement libre et peu convenante. De son côté, Robert Downey Junior fait son boulot toujours armé de ses plaquettes de chocolat héritées de son rôle de super héros Marvel. Il est impulsif, entier mais fait preuve d'une ruse et d'un jugement sans limites lorsqu'il s'agit de mener l'enquête.

Au final les 2 heures de film passent comme une lettre à la Poste et si je ne le retiens pas dans ma liste de favoris, il reste néanmoins un trés bon divertissement "d'époque".


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mercredi 18 mai 2011

Orange mécanique



Mon histoire avec Stanley Kubrick a commencé sur le tard, en licence pour être précis. Une de mes matières portait sur la création me laissant un choix d'exposé assez clair : soit je m'enfilais un bouquin de 500 pages et plus sur la création, soit le film d'un réalisateur dont j'avais vaguement entendu parlé. Inutile de vous dire que le choix a été vite réglé. J'ignorais alors le guepier dans lequel je m'étais fourré en découvrant les 20 premières minutes de 2001 l'Odyssée de l'espace.
Mais revenons à Orange mécanique, peut être le plus gros succès de Kubrick, celui qui aura fait le plus parlé de lui en tous cas en bien ou en mal d'ailleurs. Je me revois la première fois que j'ai vu ce film hilare devant notre professeur d'anglais totalement choquée par les images d'un film dont elle n'avait que vaguement entendu parlé.
Il faut dire que les 30 premières minutes du film ne rejouiront pas les âmes sensibles. Sexe, agression, viol, ultraviolence, perdition, le tout sur une bande son classique orchestrée par Ludwig Van Beethoven. Il serait par contre dommage de s'arrêter sur cette première demi heure pour en tirer toute conclusion négative.

L'histoire pour ceux qui ne la connaitraient pas. Alex, leader d'une bande de voyous dans un Londres futuriste et totalement submergé par la violence, agrémente sa vie par la violence physique ou sexuelle à la vue et au nez de parents qui ne contrôlent plus rien. Il mène "bon" train jusqu'au jour ou la police l'arrête et le conduit immédiatement à la case prison. Une fois à l'interieur il y apprend l'existence d'un tout nouveau traitement qui soigne les prisonniers pour les rendre docils, un peu à l'image des études de Pavlov. Une fois dehors, Alex redécouvre un monde dont il ne régit plus les règles...

Je comprends tout à fait qu'on ne puisse pas aimer ce film malgré son côté avangardiste. Le monde en perdition dépeint par Kubrick n'est finalement pas si loin que ça de certaines sociétés actuelles, mais bon ça c'est un autre débat...
Malcolm McDowell alias Alex réalise une prestation parfaite sous ses airs de parfaite tête à claques. Il signe un rôle plutôt "Skywalkerien" qui lui fermera pas mal de portes tant le film semble déranger l'opinion publique dans un premier temps.
On nous montre des prisons surpeuplées, des gangs, de la violence extrême... vous avez dit film d'anticipation ?

Côté son, Kubrick veut également sortir des sentiers battus pour en faire quelque chose aux limites de l'expérimental. Se frottant au refus des plus grands compositeurs classiques qui refusent de dénaturer Beethoven, il finira par collaborer avec Wendy Carlos pour l'une des bandes originales les plus originales du cinéma justement. Synthétiseur modulaire, vocoder, flangers, tout ce qui peut sortir de l'ordinaire et marcher à contre courant plaît à Kubrick qui garde un oeil sur Carlos comme sur l'ensemble de son processus de création. L'homme était vu comme un tyran, son soucis du détail restant sa principale marque de fabrique.

Je me rend compte que je pourrais encore parler de ce film pendant un long moment mais je vais me restreindre pour un prochain papier sur Kubrick que je ferai après mon passage à la cinémathèque française pour l'expo qui lui est actuellement dédiée.
Le cinéma n'est pas que divertissant, il peut pousser à réfléchir et Stanley Kubrick était certainement le meilleur représentant de ce mouvement malgré sa constante provocation ...ok ok ok je m'arrête!



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