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jeudi 6 septembre 2012

Expendables 2


Pour mes 30 ans tous mes vieux potos se sont réunis pour m'offrir un chouette cadeau: un feu d'artifice vintage! Attention, pas un feu d'artifice de pédés mais plutôt dans le genre explosif à souhait qui vous laisse à peine le temps de reprendre votre souffle entre deux bols d'airs nostalgiques. En tant que chef de bande Sly a qui plus est fait les choses en grand pour booker au même endroit au même moment toutes ces baraques qui squattaient les trois quarts des films d'action de mon époque, les années 90, ahhhh (soupirs). Il s'est même payé le luxe de recruter Chuck Norris dont chacune des interventions est copieusement commentée par le public. Je réalise alors que je n'ai pas été le seul gamin à subir les affres du Ranger Corben Walker tous mes dimanches après midis en famille!
Un rapide coup d'oeil sur la salle me donne la tendance de l'auditoire. Principalement des mâles entre 25 et 40 ans qui ne bouderont pas la plaisir de pouvoir apprécier les gros bras de leur jeunesse réunis pour un même combat. Ça fait plaisir d'autant que les femmes ne seront pas en reste avec Magic Mike de Soderbergh exclusivement réservé à la gente féminine. L'équilibre est respecté, le spectacle peut commencer!!!

L'histoire raconte le périple de Barney et sa bande d'acolytes pour sauver...oh et puis on s'en fout! Peu importe la teneur du scénario aussi simpliste soit-elle! Personne n'est venu voir un prétendant aux oscars. On veut du sang, on veut de la sueur, de la castagne et des répliques cultes! Simon West aux manettes du film l'a bien compris en nous offrant une première scène dantesque et jouissive à souhait. Vu la teneur des 20 premières minutes, on se demande bien ce que le réalisateur va pouvoir nous proposer en suivant. Les munitions sont distribuées à volonté faisant exploser au passage quelques civils qui n'avaient pas choisi leur jour pour traîner dans les rues de cette bourgade népalaise envahie.
Aprés ce premier carton, force est de constater que le film perd un peu de sa force même si quelques passages vous tireront toujours un sourire par-ci par-là. Les personnages jouent le second degré à fond rappelant aux spectateurs qu'ils ont tous un passif de superhéros. Attention je vous parle de vrais superhéros pas de ces fiottes en collants dotés de super pouvoirs d'on ne sait où!

Ils ont pourtant un talon d'achille, ils ont vieillis! Plutôt bien pour certains comme Bruce Willis qui semble défier les années comme personne et assez mal pour d'autres comme Schwarzy qui commence sérieusement à sucer les pissenlies par la racine. Pas grave! Il n'y a qu'à voir son sourire de gamin lorsqu'il tient une sulfateuse en main pour lui pardonner le poids des années. La relève est là à l'image d'un Jason Statham omniprésent dès qu'il s'agit de la jouer à l'ancienne, à mains nus!
Et voilà, tout le monde sait que le film touche à sa fin mais nous ne partirons pas sans le grand final explosif. Il est bien là, plus fort que jamais avec un rappel pour Stallone et Vandamme qui nous offrent le combat qu'on a tous rêver de voir gamin. Rambo contre Kickboxer, Bloodsport contre Rocky, écartez vous ça va saigner!

Finalement on ne pouvait me faire plus beau cadeau d'anniversaire pour mes 30 ans! Je serai peut être un vieux con mais dans ce cas là, nous serons des milliers, fiers d'avoir pu voir une dernière fois les héros de notre jeunesse sur une même pellicule, unis dans un même but, nous faire dreamer!


Teaser

mardi 21 août 2012

Rambo III (Blu-ray)


Alors que John pensait profiter d'une retraite bien méritée en Thaïlande, il aura fallu que ce foutu Colonel Trautman pointe à nouveau le bout de son nez pour lui proposer une nouvelle mission suicide. Préférant les charmes de la Thaïlande à l'enfer de l'Afghanistan, notre machine de guerre refuse en tout bon moine Shaolin qu'il est devenu avec les années. Cette belle carrière spirituelle va soudainement prendre fin lorsqu'on apprend à John que Trautman a été capturé par les russes lors d'une simple mission de reconnaissance. L'amitié sincère est rare et Rambo est bien placé pour le savoir lui qui a vu les siens partir guerre après guerre. C'est décidé! Il abandonne les prières pour le mastic et les fusils mitrailleurs bien que cela ne soit toujours pas sa guerre...

Dans ce nouveau volet co-écrit par Stallonne, les Afghans sont paradoxalement les gentils qu'il faut protéger et armer jusqu'au dents face à l'ogre russe. A y regarder de plus prés ils ne font presque pas peur. On croirait leur costumes tous droit sortis d'un surplus de l'armée moscovite avec un lot de chapkas sur lesquelles on a furtivement brodé l'étoile rouge quelques minutes avant le tournage. Et quel beau doublage une nouvelle fois! On croirait entendre une blague de Guy Montagné qui prend l'accent russe pour une bonne vieille blague raciste dont il a le secret! Je ne sais pas ce que donne la version originale et pour vous dire la vérité, je ne veux même pas le savoir!

Cet einième volet est également une démonstration du talent de John Rambo au service d'une noble cause. Son couteau est encore plus gros que dans les précédents opus et sa rage de vaincre toujours aussi intacte. Il est cependant bien aidé par ces fameux soldats afghans, les moudjahidins que le réalisateur n’oubliera pas de remercier dans un épilogue qui pourrait prêter à sourire à l'heure actuelle. Peu importe! Rambo s'adapte, se fond dans la masse, participe à un tournoi de foot avec une chèvre en guise de ballon... vous ne me croyez pas? Vous pourriez être surpris par les talents de cette montagne de muscles! Et si j'ai un autre conseil à vous donner : ne regardez pas Hot Shots 2 avant de vous enfiler la série des Rambo. On finit par ne plus discerner la parodie de l'original!
Heureusement qu'un quatrième volet plein de morceaux viendra remettre les pendules à l'heure!


Citation
-Alors! Où les missiles sont ils localisés?
-Tout prêt!
-Où?
-Dans ton cul!


Extrait musical

lundi 9 avril 2012

Rambo II (Blu-ray)


Nous sommes en 1971, année durant laquelle les États Unis pataugent encore et toujours au Vietnam. Au lieu de combattre, John Rambo paye sa dette à la société pour un pétage de plombs intempestif qui lui a fait raser la moitié d'une ville à son retour de ce même Vietnam il y a quelques années. Il sort son plus beau couteau Shogun si tranchant qu'il coupe même le barbelé des viets, il s'huile le corps façon compèt' de bodybuilding et le voilà parti pour une mission des plus périlleuses: photographier un camp ennemi! On ne plaisante pas avec la photographie et je le sais pour avoir collaboré à un blog traitant du sujet. C'était pas ma guerre!

Toujours est il que la machine de guerre reprend du service dans ce second volet signé Stallone et James_toujours dans les bons coups_Cameron. Finie la branlette intellectuelle post-vietnam! Rambo va casser du viet et par la même occasion du russe histoire de raviver les cendres de cette bonne vieille Guerre Froide qui sévit à travers tout Hollywood! Fini le mode Koh Lanta à l'aide d'un simple couteau! John bénéficie désormais d'une technologie de pointe et d'une armada de sulfateuses et autres fusils mitrailleurs qui raviront les bruiteurs amateurs d'armes à feu. Le must reste quand même ces fameuses flèches à tête explosive qui raseraient un village du haut de leur 5 cm! Peu importe! Sly s'est toujours débrouillé seul malgré l'abandon de ses pairs et cette nouvelle mission qui part en croûte dès les 10 premières minutes ne fera pas exception.
Petit bémol qui ne ravira pas les bourrins du genre. On apprend dans ce second volet que notre colosse a un cœur sous ses gros muscles pleins de créatine. Après l'avoir donné à sa patrie pendant plus d'années qu'il n'en faut, il est désormais prêt à l'ouvrir à une dame! C'est beau l'amour!

A défaut de trouver un responsable dans le camp adverse, ce bon vieux Rambo va se retourner contre Murdoch, un bureaucrate américain, manipulateur et fainéant qui va faire dans son falesard quand il verra ce que John peut faire avec trois bouts de ficelle. Il a certainement du oublier ses antécédents avec un certain shérif qui lui ressemble étrangement d'ailleurs...
Au delà d'une réalisation qui s'attarde sur des gros plans musclés, on notera également une bande son plus que médiocre et certainement achetée au rabais sur le marché des bandes originales. Certaines scènes deviennent des parodies de cartoons quand la musique se déclenche au mouvement des personnages. A bien y réfléchir, c'est assez hilarant en fait!

Au final et malgré quelques imperfections ce film restera ma référence de gamin, celle là même qui me traînait dans le jardin avec mon arc invisible et mes flèches explosives à destination des voitures qui avaient le malheur de passer devant notre maison. Là encore c'était pas ma guerre, juste celle d'un gamin nourrit par la télé des années 80!


Extrait musical

mercredi 14 mars 2012

Rambo (Blu-ray)


1982, une bien belle année pour ceux qui me connaissent mais aussi pour ceux qui auront la joie de découvrir John Rambo, ancien béret vert, sorte de légion du bourrin pour les américains. Et si le personnage est mondialement connu, ce premier volet est peut être le plus discret. Ici, pas de russes, pas de viets! Rambo combat son pire ennemi, lui même!...excepté ce connard de shérif qui veut user de sa petite autorité sur une véritable machine de guerre.
Pour ceux qui l'ignoreraient, John Rambo est un vétéran du Vietnam de retour dans un pays qu'il ne comprend plus. La vérité, il voulait juste grailler!!! Au lieu de ça, il est pris à parti par ce shérif qui se fait un malin plaisir d'organiser une véritable chasse à l'homme pour prouver à son petit monde qu'il en a une plus grosse. Grossièrement, c'est à peu prés l'histoire de ce premier épisode. De fil en aiguille, Rambo pète littéralement un plomb allant jusqu'à organiser son propre Koh Lanta dans la forêt voisine. Il se camoufle avec des branchages et se fabrique des vêtements avec un vieux sac de jute taillé au couteau. Il bouffe un sanglier semi cru et parsème la forêt de pièges plus vicieux les uns que les autres. Le conflit vietnamien l'a détruit, le shérif ne fait que raviver les flammes en organisant une battue jamais vu dans le patelin. Même le grand David Caruso des Experts reconnaissable malgré son acné juvénile, n'y pourra rien. John Rambo est entraîné pour ce genre de situation, il est la fierté de l'armée américaine et le fer de lance contre le communisme...pardon je m'égare....

La seconde partie du film voit l'arrivée du Colonel Trautman, celui là même qui a formé Rambo avant qu'il ne pète une durite. Connaissant le passif du bonhomme, il tente le tout pour le tout pour le ramener à la raison et éviter qu'une guerre locale ne dégénère rapidement. Malgré la hiérarchie, Rambo n'est pas prêt de céder invoquant  un pays qui l'a abandonné et une guerre qui n'était pas la sienne pour justifier le fait qu'il mette à sac cette petite ville de fachos. En effet, Rambo est pris à parti juste sur un délit de sale gueule. Bon ok, Sly n'est pas une gravure de mode mais de là à en faire un bouc émissaire, il n'en fallait pas plus.

Aussi fascinant soit il, John Rambo reste un criminel dans ce film. Avec du recul, je me demande ce que pensaient mes parents quand j'entourais ma longue chevelure d'un bandeau rouge et que je jouais au héros vengeur dans le jardin à l'abri du monde extérieur...j'aurai flippé à leur place! C'était un coup à me retrouver en maison d'internement pour ma majorité!
Fait étonnant, je viens de lire que Dustin Hoffman était pressenti pour le rôle de John Rambo à l'origine du projet...sérieusement de qui se moque t-on là? Il doit peser 60 Kg tout mouillé et tenir un fusil à pompe comme on mange un eskimo. Heureusement que Stallone passait une oreille par là quand le projet final s'est monté!
Au final, le film est quand même réussi pour l'époque à laquelle il a été tourné. En plus d'être divertissant et plutôt bien réalisé, il agit sous couvert d'un message à double sens pro et anti guerre. Comme quoi, cette année 1982 a vu naître de bien belles choses!


Extrait musical



samedi 2 juillet 2011

Haute Sécurité


Je suis un gamin des années 80. Harry Potter n'était pas né et James Cameron réalisait ses premiers effets spéciaux grâce à de la ficelle à rôti et du carton...
Tout ça pour vous dire que mes héros de l'époque étaient costauds, sans artifices et invincibles! Des surhommes capables de créer une chaîne de fast food hors de prix comme l'aura été le Planet Hollywood.(J'en rêve encore à l'heure ou je vous parle...)Je parle bien sûr de Bruce Willis, Schwarzy et Sly qui nous interesse plus particulièrement pour ce film.
Je l'admet, le film est extrêmement old school mais vous n'imaginez pas le plaisir que je prends chaque fois que j'ai l'occasion de le revoir!

Le film raconte les derniers mois d'incarceration de Frank Leone qui joue les cadors de sa prison dans laquelle il est comme un poisson dans l'eau. On en oublierait presque qu'il s'est évadé de son ancien pénitentier! Drumgoole lui par contre l'a toujours en travers de la gorge. Directeur de l'époque il a été mis au placard et compte bien le faire payer à Leone. Il organise donc son transfert en pleine nuit dans une prison hautée sécurité et entreprend l'inimaginable pour prolonger la peine de notre gentil gros dur!

L'ambiance "eighties" du film est fabuleuse. Bande son à base de gros synthés, scènes d'amitié virile, répliques cultes et doublages inoubliables. Et là je pense surtout à la voix française d'Appolo Creed qu'on retrouve dans les trois quarts des films de cette époque. A noter l'inoubliable "Salut Frank!" de Donald Sutherland, père de Kiefer qu'il lui est impossible de renier tant la ressemblance crêve les yeux!
Je viens de lire que le film avait été nommé aux Razzie Awards, équivalent américain des Gérards français, pour le titre de pire film et pires prestations pour Stallone et Sutherland. Je trouve ça dur pour l'époque quand même. On est certes loin du grand film mais il aura au moins eu le mérite de faire rêver des milliers de gamins, béats devant ce colosse au coeur tendre! Ah les années 80! (snif...)


Infos

Extrait musical