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vendredi 30 novembre 2012

Nurse Betty (vost)


Nurse Betty est typiquement le genre de film que l'on se procure pour moins de cinquante centimes chez Cdiscount.  A ce prix, la galette n'est même pas remboursée mais vous seriez surpris par son contenu! A vrai dire, je l'avais déjà vu une première fois, aussi ne croyez pas que mon addiction puisse aveugler mon jugement. Les daubes se reniflent à des kilomètres, Nurse Betty n'en fait pourtant pas partie!

Le film raconte le périple de Betty Sizemore, une jeune serveuse à la fois innocente et cocu par son beauf de mari interprété par un Aaron Eckhart absolument méconnaissable. Son refuge, elle le trouve alors dans Amours et passions, un soap américain dont elle est tombée folle amoureuse du héros interprété par Greg Kinnear (Vous avez un message, Pour le pire et le meilleur). Elle va pourtant partir à sa rencontre sur un coup de tête, filée par un duo de gangsters qui la croit impliquée dans quelque sombre affaire d'escroquerie liée à son mari.

Bien que méconnu du grand public, Neil Labute signe une comédie dramatique plutôt réussie dans laquelle on redécouvre certaines têtes d'Hollywood sous un autre jour. Pour exemple, Morgan Freeman n'a jamais paru si enjoué autant que je me souvienne! il est cela dit parfaitement sublimé par un Chris Rock à moitié dérangé, l'arme au point pour un oui pour un non. Renée Zellweger quand à elle ne détonne pas. Toujours aussi discrète et entière, elle signe une belle prestation qui passera pourtant inaperçue malgré le prix du meilleur scénario du côté de la Croisette!

D'un point de vue narratif, Nurse Betty est à rapprocher de road movies aussi délirants qu'a life less ordinary d'un Danny Boyle inspiré. Dommage que le succès n'ait pas été au rendez-vous pour ce film qui finira entre la sixième version de l'exorciste et le biopic pakistano-hongrois sur Robert Pattinson dans le bac à 38 centimes. Tant pis pour lui, tant mieux pour moi!


Extrait musical

mercredi 29 août 2012

My own love song


Entre deux tournées à but lucratif et la page blanche du volume 2 de ses chroniques, Bob Dylan aura donné un coup de pouce à Olivier Dahan pour son film my own love song qui devait bien trouver une raison de faire parler de lui. Alors oui, son réalisateur encore enivré qu'il était par le succès de l'interminable la môme s'est senti poussé des ailes au point de toquer à la porte d'un des plus grands songwriters de sa génération. L'histoire ne dit pas de combien de zéros était paraphé son chèque de banque mais il est fort à parier qu'il ne devait pas en manquer. Et le résultat est là, juste en plein milieu de la jaquette comme pour grappiller quelques fans de folk music qui n'auraient jamais porté la moindre attention à ce film aussi classique que faiblard il faut l'avouer! "Musique par Bob Dylan" Ça en jette, n'est ce pas? Suffisamment pour que je m'y laisse prendre en tous cas! Malgré quelques compositions originales le Zim' passe pourtant le relais à Renée Zellwegger qui succède à Marion Cotillard dans le rôle de l'actrice multi-utilisations.

Et sinon le film il donne quoi? Jane et Joey forment un couple improbable à l'écran. Elle est une ancienne chanteuse meurtrie par un accident de voiture qui l'a laissé dans un fauteuil roulant pour le restant de ses jours. Lui est juste...illuminé mais plutôt dans le bon sens du terme. Entier mais maladroit il va tout faire pour remettre Jane sur les rails de son ancienne vie, celle qui l'a pourtant conduit à abandonner son fils à de parfaits inconnus. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres assez improbables elles-aussi notamment celle avec Calwell, un musicien tourmenté interprété sans forcer par un Nick Nolte plus naturel que jamais. Il est vrai que cela peut faire peur...

Plein de bons sentiments sur le handicap et le retour à la vie "normale", My Own Love Song ne restera pas dans les mémoires si ce n'est dans celles de Dylan lorsqu'il se décidera enfin à les achever. Renée Zellwegger ne m'aura jamais convaincu malgré son package de faux tatouages qui sont censés faire d'elle une dure de la vie. Forest Whitaker est plus dans l'esprit du film, lui à qui on ouvrirait la porte à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit pour son côté bonne patte qui ne peut que nous amadouer...quel talent!
Malgré quelques audaces sur le plan de sa réalisation et l'incrustation d'éléments animés assez inopportuns, le film ne connaîtra pas le succès escompté certainement dû à un réalisateur qui s'est peut être vu trop grand trop beau après avoir fait de Cotillard cette icône de la France de l'entre deux guerres. Il remet qui plus est le couvert cet été avec les Seigneurs, un film sur le football avec les trois quarts des comiques français actuels. Ben quoi faut bien manger!


Trailer

mardi 26 juin 2012

Le cercle des poètes disparus


C'est non sans une certaine nostalgie que je vais replonger au début des années 90, une époque où Ethan Hawke n'avait qu'un duvet en guise de moustache et Robin Williams une filmo plutôt respectable. Ici, pas de flubber ou autres imitations de hot dogs humains, Williams fait juste ce qu'il faut avec une énergie et une sincérité propre à ses premiers rôles. Il faut dire que Peter Weir lui a taillé un rôle sur mesure dans cette histoire qui marquera les jeunes générations de l'époque.

Le cercle des poètes disparus raconte le quotidien d'étudiants brimés et cloisonnés dans un lycée privé aux allures de couvent unisexe. L'arrivée d'un nouveau professeur aux méthodes peu orthodoxes va bouleverser le quotidien ô combien monotone de ces jeunes gamins qui ne demandent qu'à s'exprimer. Le professeur Keating va alors utiliser la poésie comme un moyen de briser les chaînes de ces jeunes loups et s'attiser du même coup les réticences de ses chers collègues. Peu importe, un petit groupe d'étudiants s'exprimera en cachète via un groupe de poésie, le fameux cercle des poètes disparus, qui officie de nuit à l'abri des critiques et des sentiers battus.

Qui n'a jamais rêvé d'avoir un professeur comme Robin Williams? Queneni! Je n'ai malheureusement hérité que d'une majorité de vieux grincheux stylés à la vieille école. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je ne revois que ce remplaçant de CE2, moitié rebelle, moitié hippie qui nous faisait profiter de son mini poste radio pendant ces longues journées d'école. Ca c'était de la rébellion!
Je n'imagine même pas monter sur ma table ou déchirer un chapitre entier d'un de mes manuels. Ces jeunes bobos n'avaient certainement pas les mêmes préoccupations que moi! Imaginez une seconde la tête des bénévoles de la Peep si je leur avais rendu un bouquin mité aux deux tiers. Cela paraît impensable mais pas inimaginable si on veut bien se replonger dans le contexte du film et d'un lycée privé des années 50.
Peter Weir nous offre en tous cas une belle leçon de morale sur la vie et le sens qu'on veut bien lui donner. Chacun y est maître de ses propres choix envers et contre tous. Ici la poésie n'est qu'un prétexte à la liberté. Chacun est libre d'expérimenter toute forme d'art qui lui ouvrira l'esprit à défaut d'hallucinogènes qui pourraient vous détruire le cerveau!
N'ayez pas peur de vous exprimer, vous trouverez forcément une oreille attentive si tenté que vous en cherchiez une.


Extrait musical

samedi 9 juin 2012

Beginners


L'idée de départ pour regarder ce film est parti de son affiche comme bien souvent. Comme toute boîte de conserve qui se respecte, celle ci arborait un visuel ma fois sympathique, une typo sympa et Ewan Mc Gregor en compagnie d'un vieillard tout de suite sympathique et de Mélanie Laurent qui continue son voyage initiatique  à travers les États-Unis. Fait assez étonnant et que je me dois de partager immédiatement avec vous : la nouvelle icône du cinéma français ne m'aura pas fait sortir de mes gongs pour une fois. Je crois même ne l'avoir trouvé jamais aussi crédible que dans ce film très personnel de Mike Mills, généralement habitué à la réalisation de clips. Il a entre autres réalisé plusieurs clips pour le groupe versaillais Air qui lui aurait dédié une de leurs chansons sur l'album Cherry blossom.

Revenons tout de même à ce film aux allures de portfolio interactif sur la vie. L'expression peut paraître pompeuse mais la réalisation fait preuve d'une simplicité et d'une authenticité à toue épreuve. Le film s'organise "bizzarement" comme un long clip d'1h30 sur l'enfance, l'amour, la vie et son lot de soucis à commencer par la mort. Mike Mills nous raconte l'histoire d'Oliver, un trentenaire qui va apprendre à connaître son paternel peu de temps avant sa mort. Il faut dire que l'homme en question avait son jardin secret, une homosexualité refoulée jusqu'à l'âge de 75 ans. Apprendre que son père va mourir en plus de savoir qu'il n'a jamais voulu de cette vie dont vous faites partie peut choquer, ça se comprend. Et comme s'il n'était pas suffisamment tourmenté par les fantômes du passé, Oliver va faire la rencontre d'Anna, une jeune actrice qui semble aussi perturbée que lui...

En plus d'une réalisation épurée, presque trop personnelle à certains moments, Mike Mills utilise de nombreux flashbacks pour justifier le comportement d'un débutant de la vie et d'une relation amoureuse saine. Difficile de faire le tri quand tout se mélange dans votre esprit en plus des sautes d'humeur d'une petite amie avec qui la communication est poussive. La communication. Le maître mot à la base de toute relation qui ne voudrait pas être vouée à l'échec. Facile à dire me direz vous! La pratique est toute autre et particulièrement quand on a l'âme d'un destructeur comme Oliver semble en être pourvu.
Le film n'aura pas marqué le monde du cinéma et les quelques lignes qui suffisent à le décrire dans Wikipedia suffiraient facilement à vous faire rebrousser chemin. N'ayez pourtant pas peur de vous y aventurer, vous ne pourrez jamais vous perdre autant que les personnages que vous y rencontrerez.


Extrait musical

mercredi 25 avril 2012

50/50 (vost)


"Fifty fifty" est l'expression que l'on utilise le plus souvent pour partager quelque chose de manière équitable et à moins que vous ne vouliez partager un cancer, il vous  faudra  changer de dictionnaire cette fois ci! Jonathan Levine a choisi de nous montrer le quotidien d'un jeune homme en pleine santé qui hérite d'une tumeur maligne en plus d'une mère possessive et d'un père Alzheimer. Le tableau n'est pas très gai et aura vite fait d'effrayer son petit monde à commencer par les majors du cinéma qui auront programmé ce film à reculons. Je prends l'exemple de Bordeaux où le film a été programmé dans une seule salle, en vost et à compter d'une semaine. Il valait mieux ne pas avoir mieux à faire sur cette période de noël...

Disons le clairement! Ce film n'est pas un chef d’œuvre même s'il apparaît dans cette fameuse liste de films concoctée par Quentin Tarantino et qui semble faire autorité depuis quelques semaines. Il n'en demeure pas moins un film agréable à regarder grâce à des plans soignés et un duo d'acteurs impeccable. Joseph Gordon Levitt (500 jours ensemble, Inception) et Seth Rogen (40 ans toujours puceau, en cloque mode d'emploi) se complètent parfaitement dans ce duo composé du mec timide et bien rangé avec un pote à moitié bourrin et queutard invétéré. Inutile de vous préciser quel est le bourrin des deux...Les deux hommes arrivent à sortir leur épingle du jeu dans un film où le sujet laisse très peu de place à l'improvisation  et à l'inattendu.

Le réalisateur a donc créé autour de ce drame familial une histoire d'amour latente entre le malade et sa psy du moment, une étudiante qui semble découvrir la maladie en même temps que son sujet d'étude...Pas très rassurant tout ça même si notre malade va rapidement prendre ses aises avec cette charmante jeune femme que l'on a récemment aperçu en tombeuse de têtes dans In the Air de Jason Reitman.
Au final le film vous procurera une bouffée d'air frais en ce début d'année si la morosité a pris le dessus. Et s'il emprunte quelques raccourcis assez maladroits et plutôt clichés, il reste un agréable divertissement au delà d'une pseudo morale sur l'amitié et la complexité du dialogue au sein de la famille. Inspirez grand et profitez!


Extrait musical




samedi 25 février 2012

Sideways (vost)


Les enterrements de vie de jeune célibataire réservent souvent leur lot de surprises. Certains sont difficiles au point d'en oublier où a terminé le futur marié. D'autres se terminent sur une note plus glauque à la lumière des néons qui éclairent le peu de tissus qu'il reste sur cette stripteaseuse payée trois francs six sous.
Une chose est sûre, celui de Jack s'annonce plus calme, sous le signe de la culture et du savoir vivre. Le thème choisi par le témoin Miles sera le vin mais pas cette boisson qui peut faire tourner la tête. Comprenez le plutôt au sens œnologique du terme, celui là même qui annonce votre dernière soirée de célibataire comme la plus chiante que vous ayez jamais passé. Vous y êtes là? Et bien rajoutez un témoin à moitié dépressif qui devrait faire du vin un refuge plutôt qu'une passion et vous y êtes!

Miles s'est clairement décarcassé pour proposer au futur marié un programme riche. Il y a juste un hic. Jack n'est pas du tout dans la même optique que son témoin. Le vin sert à saouler, pas les monologues d'un névrosé! Qui plus est, Los Angeles regorge de belles femmes dont notre acteur raté raffole. Le programme va alors rapidement changer de cap n'en déplaise à Miles dont le récent divorce semble l'avoir profondément atteint. Cette escapade sourit rapidement à nos deux fugitifs qui font la rencontre de deux jeunes femmes tombant rapidement sous leur charme. Tout semble facile pour Jack dont la tête remplie de silicone lui aurait valu une place de choix dans le casting d'Amour gloire et beauté ou de Santa Barbara. Miles rame un plus de son côté. Il faut dire qu'il n'a ni le physique de Brad Pitt, ni le talent d'un écrivain à succès qu'il prétend être...Il a juste cette passion pour l’œnologie qu'il semble justement partager avec cette femme rencontrée durant leur périple.

Les deux approches sont clairement différentes mais les deux histoires n'en sont pas moins attachantes. Jack craque complètement au point de remettre en question son mariage. Il n'a qu'une idée en tête...celle qu'ont tous les hommes en tête quoi, sauf que lui s'est engagé pour la vie! La drague de Miles est bien plus terre à terre, une sorte d'hommage pour tous ceux qui rament à l'idée même d'approcher une femme.
C'est clairement sur ce duo que le film s'appuie grâce notamment à un Paul Giamatti plus looser que nature. L'homme généralement abonné aux seconds rôles tire la couverture pour lui cette fois ci. Il n'est pas déméritant même si sa tête de basset Hound limite son répertoire d'interprétations. Les amateurs de Grey's Anatomy reconnaîtront également Sandra Oh dont la prestation reste agréable à regarder.

Au final ce road movie est un peu décevant. Malgré une photographie agréable et une bande son qui donne envie de s'offrir un weekend à la campagne, il n'en demeure pas moins mollason. Reconnu par la critique comme l'un des premiers films indépendants américains de renom, il aura au moins eu le mérite d'ouvrir la voie à ceux qui suivront comme Juno, Little miss sunshine ou bien d'autres encore. Voire un film américain mettre le vin à l'honneur est également une bonne surprise, un pari risqué sur le box office quand on connaît le succès des boissons à bulle outre Atlantique...


Extrait musical

dimanche 12 février 2012

Lars and the real girl (vost)

L'année 2011 aura sacré Ryan Gosling comme le représentant d'une jeune génération à surveiller. Ses prestations dans Drive ou Crazy stupid love auront fait de lui le nouvel acteur bankable doublé d'une image de beau gosse assurée. On en oublierait presque que le jeune canadien a essuyé quelques plâtres avant d'en arriver là à commencer par ce petit film indépendant passé presque inaperçu...jusqu'à aujourd'hui!
Difficilement trouvable et très peu édité, le film a bizarrement fait peau neuve. Nouvelle jaquette sur laquelle  Ryan Gosling apparaît en lieu et place d'une caricature. Fait plus étonnant, cette phrase imprimée sur le haut du boîtier "la star de Drive". Non sérieusement arrêtons les âneries! Ce film n'existerait qu'au travers de Drive et d'une réédition pipée destinée à vendre encore un peu plus de galettes? Si c'est le cas c'est bien triste à l'image de ces groupes qui ont besoin d'un autocollant pour vanter le produit qui leur a fait le cadeau empoisonné de les diffuser au plus grand nombre. N'oubliez pas que les Strokes sont nés de la simple volonté du géant EDF... 

Revenons tout de même à ce film qui mérite d'exister. Lars est un homme de nature timide et plutôt renfermé depuis la disparition de ses deux parents. Il devient le personnage du village, celui qu'on montre du doigt mais auquel on s'attache rapidement. L'homme vit reclus, dans l'ancien garage de la propriété familiale pendant que son frère aîné mène sa petite vie de famille dans l'ancienne demeure. Las des commentaires qui jaillissent ça et là, Lars décide de présenter Bianca, sa nouvelle petite amie, à son entourage. Belle et douce, elle n'élève jamais la voix sur son compagnon. Dommage qu'elle soit en plastique...

Cette comédie indépendante aura eu le mérite de nous offrir les plus belles casseroles vestimentaires du beau Ryan. Lui qui se positionnait en donneur de leçons vestimentaires dans Crazy stupid love touche le fond du gouffre. Rien ne lui sera épargné de la moustache ridicule à la coupe de cheveux grasse en passant par un medley de pulls tricotés mains plus kitsch les uns que les autres! Il signe pourtant une très belle prestation malgré cette morale planante sur le respect et l'acceptation des autres et de soi même d'ailleurs!
Le degré de crédibilité du film est rapidement mis à l'épreuve mais la sympathie de ses personnages vous feront rapidement oublier ce qui est possible de ce qui ne l'est pas!
L'ambiance générale est à la simplicité loin des buildings où Carrie Bradshaw sévit. Le réalisateur Craig Gillespie nous présente une mise en scène presque familiale à laquelle on prendrait part sans mal. (ces demoiselles surtout...)

Une chose est sûre Ryan Gosling n'aura de cesse de nous surprendre dans les années à venir par ce qu'il fera ou ce qu'il a déjà fait. Qui sait ? Ses vieux films de vacances pourraient ressortir en 3D sous peu...


 Extrait musical

lundi 6 février 2012

Le disjoncté


Je profite d'une soirée en solo pour vous parler du disjoncté et de son fier représentant, Jim Carrey. Il faut dire que le bonhomme ne fait pas l'unanimité dans les coulisses du septième art. A ma connaissance aucun critique ou blog sérieux ne s'est déjà vanté d'apprécier Dumb & Dumber ou encore les aventures d'Ace Ventura. Citizen Kane passe mieux et on les comprend! Il n'empêche que le canadien en a fait du chemin depuis qu'il a trouvé ce fameux masque qui l'a paradoxalement révélé au grand public. Rassurez vous! Je ne suis pas en train de vous présenter le disjoncté comme le nouveau 2001, je vous parle seulement d'un univers dont l'accès est restreint à ceux qui veulent bien y entrer.

Le disjoncté est une histoire d'amitié entre un trentenaire qui vient de se faire lourder par sa future ex-femme et le type qui vient lui installer le câble dans son nouveau foyer. Sur les conseils d'un ami, notre néo célibataire va soudoyer l'installateur pour bénéficier gratuitement de l'ensemble du bouquet satellite. Il va y trouver une réduction intéressante et notre installateur une amitié naissante. Tout irait pour le mieux si l' installateur campé par Jim Carrey ne devenait pas envahissant au point d'épier les moindres faits et gestes de ce nouvel ami...

Ce film assez déroutant est l’œuvre d'un Ben Stiller inspiré qui ne manque pas de se glisser dans le film alors que sa carrière filmographique en est encore au point mort. Il se contente de faire le pitre à base de fausses moustaches et de parodies bidons dont lui seul a le secret. Finalement il ne fait que poser la première pierre de son invasion imminente!
Quoi qu'il en soit Stiller parvient si bien à nous balader qu'on se demande au bout de vingt minutes de film si on est toujours devant une comédie. Pas de doutes! Jim Carrey est toujours à l'écran aux côtés du sosie parfait de Jon Cryer alias Alan Harper. L'histoire a soudain prit une dimension tragique. On peut même dire qu'on frôle le thriller! Pas d'armes à feu ou de pochettes de sang bidons, le combat devient psychologique et Jim Carrey le mène d'une main de maître! Les passages drôles deviennent alors oppressants si bien qu'on se demande si on doit rire ou s'en inquiéter.
Je rassure immédiatement les fans du Jim Carrey comique qui trouveront leur compte dans cette satyre de la télévision et de l'influence qu'elle peut avoir sur les jeunes esprits.

Au casting, quelques apparitions notables comme Owen Wilson, Jack Black ou encore Ben Stiller qui s'essayaient autour du monstre canadien de la comédie. Comme souvent Jim Carrey porte celle-ci à bouts de bras dans une prestation qui nous donnerait presque envie de balancer notre poste de télévision par la fenêtre! J'ai bien dis presque....

Surtout ne zappez pas et profitez de la prestation du Boss dans l'extrait ci dessous!


Extrait musical

samedi 4 février 2012

American Beauty



Qui n'a jamais rêvé ne serait-ce que de toucher du bout du doigt le rêve américain? Avoir une belle maison en banlieue avec des voisins sympas qui débarquent munis d'un panier garni pour vous souhaiter la bienvenue. Discuter le bout de gras par dessus votre belle palissade en bois ou jalouser le voisin parce qu'il lave sa Lexus familiale pour la troisième fois cette semaine!
Cette vie là Lester Burham n'en veut plus! Il a passé quarante années de sa vie à bien paraître aux yeux de tous et de sa famille qui a fait de lui un légume sans âme. La métaphore est un peu forte mais Lester en a oublié de vivre pendant tout ce temps. Et lorsque sa fille Jane lui présente sa nouvelle amie blonde platine aux yeux bleus toute droit sortie du magazine Playboy, il n'en faut pas plus à Lester pour faire lui faire péter le bouton de braguette et réaliser que sa vie ne vaut plus rien. Devant l'incompréhension de sa femme et de sa fille, l'homme entre en pleine crise de la quarantaine rattrapant une jeunesse qui le fuie depuis qu'il a décidé de soigner sa devanture plutôt que sa personne.

Les générations ne se comprennent plus mais se sont elles vraiment compris un jour? Certains voudraient grandir trop vite, d'autres se cherchent une seconde jeunesse. Le film, outre faire la critique du mode de vie à l'américaine, est une projection de ce que pourrait être notre vie dans quelques années si l'on se laisse porter comme ce vulgaire sac en papier que filme Ricky comme la plus belle chose qu'il ai jamais vu!


Le monde change, évolue, et le principal moyen de ne pas s'y attacher et de lâcher prise dès le départ. On ne peut pas s'arrêter de vivre pour autant et se laisser tournoyer au gré du vent. Reste à savoir ce que l'on veut vraiment et pas l'image qu'on veut laisser derrière soi! Pour faire de la philosophie de comptoir, nous sommes l'acteur de notre propre vie!

Le casting est à l'image de ce film, original et plein de surprises. Kevin Spacey est juste incroyable oscillant entre le pathétique et une confiance en lui qui ferait envie à n'importe quel employé de bureau. Qui parmi nous n'a jamais rêvé d'envoyer tout balader y compris son patron?! Il est la force tranquille, un doux euphémisme quand on voit l'énergie que dépense Annette Benning, sa femme pour tenir la plus belle maison du quartier, en apparence tout du moins. A noter également la belle performance de Chris Cooper, généralement relégué aux seconds rôles mais qui se trouve parfaitement dans son rôle d'ancien Marine à la retraite, homophobe et droit dans ses bottes au point que cela en devient très vite ridicule!

La bande son est signée Thomas Newman. Vous la connaissez forcément pour l'avoir entendue dans un reportage bidon un jour ou l'autre. Utilisée à tort et à travers dans les médias elle est pourtant essentielle dans la part de rêve omniprésente de ce petit bijou signé Sam Mendès, co-écrit avec Alan Ball, futur réalisateur de la série Six feet under. Les deux manient d'ailleurs parfaitement l'humour noir et le cynisme, deux qualités souvent décriées comme des défauts, allez comprendre!


Citation
"Je m'appelle Lester Burnham, ça c'est mon quartier, ça c'est ma rue, ça c'est ma vie. J'ai 42 ans dans moins d'un an, je serai mort, bien sûr je ne le sais pas encore, en un sens, je suis déjà mort..." Lester Burnham

Extrait musical

samedi 21 janvier 2012

In the air (vost)


Il n'y a rien de plus chiant que les aéroports! On doit s'y rendre en avance pour garer sa voiture pour 70 euros la semaine, prendre son mal en patience pour bénéficier d'une place convenable sur un vol low cost qui vous conduit à 40 Km de l'endroit réel que vous vouliez visiter. Je prends l'extrême je vous l'accorde mais les aéroports me font font l'effet des hôpitaux. Ils ne présagent souvent rien de bon si ce n'est de longs moments d'attente désagréables au possible.
Par chance, Ryan Bingham ne me ressemble en rien. Il a le physique de George Clooney et une conscience suffisamment forte pour licencier du personnel à tour de bras. Son métier: dégraisser le personnel pour éviter au patron d'avoir à supporter les yeux de merlans fris de ses vieux collaborateurs. Son outil de travail: l'avion et tout ce qui l'entoure. Les hôtels sont sa maison, les torus de location son véhicule attitré et son sourire Colgate une arme de destruction massive. Ryan ne tourne pas au café comme il le laisse entendre, il n'a juste pas d'attaches sur le plancher des vaches. Isolé de tout être humain, il a fait de son métier une ligne de conduite, un plan de vie dans lequel les miles ont remplacé les sentiments. C'est tellement plus facile comme ça!
Le vent tourne soudainement lorsque son patron lui soumet une alternative à cette vie: la visioconférence. Plus personne n'aura à souffrir de balancer du personnel. Licencier devient soudain aussi facile que de terminer une relation par sms. Pas de souffrance, pas de face à face gênant, le tout sans la moindre responsabilité, mais pour qui?

La première demi heure du film est fluide. Elle devient tellement rapide qu'on se demande comment Jason Reitman, le réalisateur de Juno, pourra faire durer sa morale sur la vie plus de quarante minutes montre en main. Et c'est justement là toute sa force! Une histoire qui semblait toute tracée va évoluer lorsque Ryan fait la connaissance d'Alex dans l'un de ces multiples salons réservés aux abonnés. Mais si vous savez, ce genre de salons privés où on vous appelle par votre prénom, pendant que l'anonyme que vous êtes poirote pendant deux heures entre des retraités qui se sentent le besoin de parler et un voyage scolaire qui vous garantit un son dolby surround pour le reste du voyage.
Toujours est il que cette relation affecte notre beau Ryan même s'il joue les gros durs en calant son rencart entre deux vols régionaux.


Le film est rondement mené, si bien qu'on se laisse facilement transporter dans les airs en compagnie de ce  vieux beau et d'une bande son aussi travaillée que celle de Juno. Les premières notes d'angel in the snow d'Elliot Smith suffiront à me convaincre du travail effectué sur cet aspect.
On retrouve également quelques têtes connues au casting. Zach Galifianakis dont il est quasi impossible d'écrire le nom sans regarder Wikipedia et devenu mondialement connu depuis la sortir de Very bad trip. J.K. Simmons déjà au générique de Juno mais également dans les Spiderman. Plus anecdotiquement, on retrouve Melanie Linskey que les accros aux sitcoms américaines connaissent en tant que Rose ou la voisine sans gêne de l'Oncle Charlie.
Pour tout vous dire je ne regrette pas mon achat à moitié compulsif. Le film ne m'a pas vraiment surpris puisque je l'ai découvert au cinéma. J'étais sans doutes en meilleures conditions pour l'apprécier à sa juste valeur cette fois ci. Il ne fera pas partie du Hall au fame cinématographique à coup sûr. On ne le retiendra pas comme un avion en partance. Il passe et vous laisse un agréable sentiment ...jusqu'à la prochaine fois!


Extrait musical

vendredi 13 janvier 2012

Ed Wood


Il faut être assurément culotté ou totalement fou pour mettre en scène la vie de celui qui a été nommé pire réalisateur de tous les temps toutes catégories confondus. Tim Burton est un peu les deux à la fois, capable du meilleur comme du pire comme il nous l'a d'ailleurs récemment prouvé avec son pseudo remake d'Alice tout juste bon à vendre des paires de lunettes 3D.
Ed Wood a été réalisé en 1994 faisant suite aux Batman qui ont permis au Grand Public de se familiariser avec l'univers du bonhomme. Et comme il ne fait rien comme les autres, Burton tournera son film en noir et blanc histoire de contraster toujours un peu plus la médiocrité du travail de son sujet d'étude.

Ed Wood raconte donc l'histoire du pseudo pire réalisateur de tous les temps qui aura fait parler de lui par son manque totale d'inspiration et de réalisme. Comme le dit l'expression, "peu importe que l'on parle de vous en bien ou en mal, l'important c'est que l'on parle de vous!" Conscient ou pas de la pauvreté de son travail, Ed Wood s'est toujours investi corps et âme dans les films qu'il dirigeait, n'hésitant pas à ressortir certaines stars oubliées de leur placard poussiéreux comme le célèbre acteur de films d'horreur Bela Lugosi. Je vous l'accorde, seuls les puristes du genre reconnaîtront ce personnage, les autres se contenteront de la prestation de Martin Landau justement récompensé aux oscars pour son interprétation du pilier des films d'épouvante.


Le film tient principalement son originalité de son casting. On retrouve Johnny Depp sans ses cisailles et son eyeliner débordant au profit d'un dandy dont la coupe à base de pento rendrait fou de rage n'importe quel lycéen qui pense qu'il suffit d'un peu de gel et d'une paire de ray-ban sur le nez pour être rock n'roll. Toujours est il qu'on prend plaisir à retrouver Johnny Depp dans un rôle bien loin de Jack Sparrow qui semble désormais lui coller à la peau. A ses côtés, Sarah Jessica Parker dont le nez lui aurait immédiatement interdit l'entrée au casting de Sex and the City sans passage par la case chirurgie esthétique. Patricia Arquette, Bill Muray et Vincent D'Onofrio viennent compléter le casting de ce film où tout semble avoir été préparé à la dernière seconde sur des fonds en carton. Ed Wood s'adaptait à la demande, pondant un scénario en trois jours et tournant le film pour un budget minimum en un temps record. Burton a rassemblé 18 millions de dollars pour ce film, soit sûrement plus que le budget total qu'a pu rassembler le véritable Ed Wood pour l'ensemble de son œuvre. La vie est parfois injuste!

Au final, le film est un bel hommage aux fameux genre des series B des années 50. Une période de production massive pour Hollywood avec des budgets très limités et des effets spéciaux qui n'en sont pas vraiment. L'acharnement du réalisateur est quand même beau à voir et donnerait du coup presque envie de plonger dans sa filmographie la tête la première, ...j'ai dit presque!


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vendredi 6 janvier 2012

La vie aquatique (Vost)


Pas besoin d’être savant pour comprendre que la vie aquatique s’inspire clairement de l’histoire de Jacques Yves Cousteau, commandant médiatique qui a fait des richesses de l’océan une superbe machine à fric. Et si jamais l’emprunt à l’Histoire n’était pas assez clair, les bonnets rouges de l’équipage feront le reste !
Pour commencer, difficile de s’imaginer qu’un américain ait été fan du Commandant Cousteau au point d’en faire un film. Même les français ne s’y sont pas attelés…En ce qui me concerne, l’homme au bonnet rouge ne me rappelle que de vagues souvenirs de télévision chiants ainsi qu’une pile de bouquins bleus illustrés et fièrement conservés par mon paternel.
Wes Anderson a donc eu le courage de s’attaquer à ce film, illustrant la vie de son personnage à travers une fable pleine d’humour et de fantaisie, un style qui le caractérise clairement depuis qu’il est passé derrière la caméra.

Le film retrace l’une des dernières aventures en mer de Steve Zissou à la recherche du requin léopard, responsable de la mort d’un de ses fidèles compagnons. Difficile de financer une expédition de vengeance lorsque les médias vous mettent la tête sous l’eau en insinuant que la moitié de vos reportages ne sont qu’une mise en scène sentimentale et pathétique. Faisant fit de toutes ces critiques et à l’aide d’un fils inattendu qui va faire son apparition, le Commandant Zissou mettra tout en œuvre, y compris les pires bassesses pour prouver une dernière fois sa suprématie sur le monde marin.

Rappelez-vous de ces livres pour enfants avec des languettes pour animer la séquence. La vie aquatique en est remplie comme un grand montage en carton qui ressemblerait aux œuvres de Michel Gondry dont Wes Anderson s’est forcément inspiré pour le coup. Le film devient vite la concrétisation d’un rêve de gosse. Le merchandising du Commandant Zissou est décliné à toutes les sauces et ça n’est rien à côté de ces maquettes géantes qui transforment un vulgaire rafiot en open-space plein de vie. Malheureusement la réalité est toute autre : la Calypso, le bateau du Commandant Cousteau, est en train de moisir dans le port de La Rochelle sous 10 tonnes de rouille suite à un stupide différent juridique dont les histoires d’héritages en sont remplies.


Pour finir, le film a pu compter sur différents atouts de choix comme une énième performance de Bill Murray qui semble s’être fait une place de choix dans le répertoire de Wes Anderson. Notez six participations sur sept films, si c’est pas de la collaboration ça ! Côté bande son, Anderson alterne comme à sa habitude standards indémodables et la participation de Seu Jorge pour plusieurs covers de David Bowie en portugais…Anderson n’aura de cesse de nous surprendre ! Enfin je ne peux que relever la non participation de la Fondation Cousteau à qui le réalisateur dédie le film dans un épilogue aux dents jaunes qui n’a pas dû faire sourire grand Monde du côté des bonnets rouges !


Extrait musical

lundi 12 décembre 2011

Forrest Gump (Blu-ray) + Concours



La vie c'est comme une boîte de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber! Cette maxime résume assez bien le trésor cinématographique sur lequel je suis tombé en 1995 si mes souvenirs sont bons. J'étais alors loin de me douter que le film ferait référence y compris des années plus tard. A y regarder de plus prés, il a tout pour plaire : le héros des années 90 avec Tom Hanks, des effets spéciaux qui pour l'époque n'ont pas à rougir face à certains films récents, une bande son qui retrace le patrimoine musical des Etats Unis sur plus de 30 ans et l'histoire d'un personnage simple qui fera de son originalité un véritable atout de séduction.
Ici pas de méchants à la Voldemor ou Saruman, Forrest Gump ne se confronte qu'aux épreuves de la vie, celles qu'on traverse tous un jour ou l'autre.

L'histoire est il besoin de la rappeler est racontée par son protagoniste principal Forrest Gump. Alors qu'il attend son bus, le jeune homme commence à raconter son passé aux passants plus ou moins attentifs. L'histoire des Etats-Unis nous est alors racontée de manière ludique et de telle sorte que n'importe quel bouquin d'histoire aussi complet soit il ne pourrait la retranscrire.
On traverse alors les époques à travers les yeux d'un jeune homme pas trés fûté mais d'une bonté sans égale. On voit défiler quatres présidents différents et autant de tentatives d'assassinats, Elvis Presley, John Lennon, la guerre du Vietnam, le Power flower et j'en passe.
Comme le disait l'accroche sur l'affiche de l'époque "le monde ne sera le plus le même quand vous l'aurez vu avec les yeux de Forrest Gump" c'est bien vrai!

Côté casting, Tom Hanks nous livre des répliques intemporelles que je prend toujours plaisir a rabacher pour le plus grand plaisir de mon collègue de boulot d'en face ;)
Les personnages, même secondaires auront laissé leur emprunte sur le film. Booba (l'amateur de crevettes et non le chanteur raté), le lieutenant Dan (qui restera toujours le lieutenant Dan même s'il joue les apprentis detectives du dimanche soir sur TF1) ou encore Sally Field qui joue la mère de Forrest et qui nous livre une nouvelle fois une sacrée performance!

La bande son est doublement géniale. On a d'un côté le thème original d'Alan Silvestri, proche collaborateur de Zemeckis et auteur de cette bande son qui décrocherait une larme à l'homme le plus rude de la planète. L'autre partie est un panel de musique américaine sur plusieurs décennies qui rythme la folle course de notre coureur en herbe. Le Muffin Man se chargera de cette partie là, je lui fais totalement confiance connaissant sa passion pour ce même film!

Vous l'aurez compris, Forrest Gump a fait et fera toujours partie de ma vie comme le film référence Grand Public. Il véhicule des valeurs simples mais justes à travers les yeux d'un garçon à qui la vie n'a pas toujours sourit. Il aura marqué toute une génération qui fantasme depuis toujours sur l'American dream. Si Forrest peut le faire pourquoi pas nous? Après tout n'est stupide que la stupidité!


Extrait musical



Concours
 
A l'occasion de cette nouvelle collaboration avec le Muffin Man, nous vous proposons de gagner le dvd ainsi que la bande originale du film. Pour profiter de ce pack juste avant Noël, répondez correctement à chacune des questions posées sur les deux blogs.

Pour participer, envoyez vos réponses par mail à l'adresse suivante : themuffinmanblog@gmail.com

Le gagnant sera tiré au sort parmi les bons résultats.
Vous avez jusqu'au dimanche 18 décembre inclus pour participer.

Question de l'accro: A quel conflit prend part Forrest Gump?

dimanche 13 novembre 2011

Intouchables

Intouchables est le genre de film que je me refuse à aller voir d'ordinaire. Un tapage médiatique monstrueux et un film qui devient d'un seul coup le sujet de conversation préféré des français en mal de compétitions autour du ballon rond, ça me déprime pour tout vous dire! Autre détail qui a son importance: je suis peut être le seul français au monde qui ne décroche pas même un sourire devant le SAV d'Omar et Fred. Tout va bien docteur? Plus sérieusement l'histoire m'attirait même si je redoutais le vieux cliché de la racaille de banlieue qui devient le yang d'un tétraplégique qui incarne le yin. Heureusement pour moi mes amis sont passés par là et nous ont donné un bon coup de pied au cul pour aller voir ce film en sachant qu'ils l'avaient déjà vu la veille, c'est beau!

C'est donc avec ma réduction plein tarif que j'ai pu profiter de ce film devenu légende en quelques jours. L'histoire basée sur des faits réels raconte la relation entre un tétraplégique, Philippe, et son aide médical. L'histoire aurait été banale si le tétraplégique en question n'avait pas été bourré aux as et son aide issu d'un milieu défavorisé. Ce jeune n'a aucune pitié pour le plus grand bonheur de Philippe qui en fait un trop plein depuis son accident de parapente. D'abord fragile et suspicieuse aux goût de certains, leur relation va peu à peu évoluer vers une profonde amitié dont personne n'aurait parié dessus.

Pour camper Philippe, François Cluzet qui semble apparaître aux trois quart des génériques du moment. Tant mieux pour nous! Il est certainement l'acteur français que j'apprécie le plus pour son authenticité et sa capacité à s'adapter à ses rôles. C'est assez rare que je bade un acteur français et je ne saurais vous conseiller d'imprimer cette chronique pour me la pendre au nez la prochaine fois que j'aurai des mots durs avec le cinéma français, c'est à dire dans trés peu de temps!
Omar Sy incarne Driss, l'aide de Philippe. J'avais un peu peur que le film prenne un virage du genre "on te voit plus aux soirées doudoudidon" ou encore "Jean Blaguin humouriste" mais il n'en est rien. Omar est très sérieux quand il faut l'être, loin de ses pitreries habituelles de fin du Grand Journal.

Deux heures sont passées et la salle est bouleversée. De mon côté même si j'ai bien apprécié, je reste insensible comme toujours. Je me demande si un film m'a déjà tiré quelques larmes. Au cinéma c'est sûr que non, chez moi deux moments cinéma à bien y réfléchir. Philadelphia avec Tom Hanks la première fois que je l'ai vu. Il faut dire que le sujet s'y prête facilement. La seconde ne m'arrache jamais de larmes mais je ressens toujours une forte contracture assez gênante au niveau de la gorge (c'est grave ça aussi docteur?) et je la dois à la scène finale des Evadés qui n'a pourtant rien de triste. Ça ne s'explique pas!
Pour en revenir au film je suis toujours un peu sur ma faim car si une histoire comme celle-ci est basée sur des faits réels, il n'en existe qu'une au monde, peut être deux avec ce film. Tous les tétraplégiques n'ont pas le compte en banque de leur représentant au cinéma et leur méthodes de recrutement diffèrent certainement de celles que l'on peut voir dans le film. Peut être que les choses changeront avec ce film allez savoir!

Et vous avez vous déjà pleuré au cinéma? Allez on est entre nous!

vendredi 11 novembre 2011

L'été de kikujiro (vost)

Voici un ovni dans ma dvdthèque. Un film qui n'en est pas vraiment un. Je le vois plus comme une carte postale pleine d'humour et de poésie. Bien que novice sur l’œuvre de Kitano, je ne pense pas me tromper en disant qu'il a tourné ce road movie loin de son terrain de prédilection, à savoir les gangsters et la violence. Je caricature sûrement mais ce film reste inclassable. Il m'apporte un vent frais venue d'Asie et du Japon plus particulièrement.

Dans cette fable délurée, Kitano nous compte l'histoire de Masao (prononcez 正男 pour les puristes), petit garçon élevé par sa grand mère dans la plus pure tradition japonaise. Plus ou moins orphelin, il se raccroche à la version officielle de sa grand mère qui veut que sa mère soit parti travailler loin de Tokyo et de sa famille pour le bien être des siens. Seulement quand vient l'été, Masao ne peut plus se contenter de cette légende est part à la recherche de sa maman. Il est accompagné par Kikujiro, un trentenaire mi-voyou mi escroc, un peu contraint de tenir compagnie à ce grand bavard...

La musique explique en grande partie mon intérêt pour ce film. Composée comme souvent par Joe Hisaichi elle vous transportera telle une brise légère à travers les plaines d'Asie. L'image est un peu cliché je vous l'accorde mais le dépaysement est garantit! Le film est construit sur une succession de chapitres parfois tristes, souvent drôles dans lesquels Kitano laisse une grande part au burlesque et à une imagination enfantine sans limites. Kitano campe un homme sûr de lui, vulgaire et qui contraste totalement avec les hommes qu'il peut croiser tout au long de son périple. Les traditions japonaises comme le respect et le volume sonore vocal sont intactes jusqu'à ce que Kitano prenne part au débat. D'abord par intérêt, Kikujiro va vite se laisser attendrir par ce gosse qui n'est pas si différent de lui contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Je terminerai en insistant sur le comique du film qui nous rappelle irrémédiablement les mangas qui berçaient notre enfance, la mienne en tous cas. Les portes coulissantes, les lampions aux abords des restaurants, le comique de transition. J'insiste mais ce film est vraiment drôle au delà de la morale qu'il véhicule.
A bien y réfléchir je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement avec la vie est belle de Roberto Begnini dans lequel un père idéalise la violence des faits pour protéger son garçon. La forme est différente mais l'authenticité est intacte dans les deux histoires.


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mercredi 5 octobre 2011

Rain man


Rain man est né après sa sortie dans les salles obscures. Pas grand monde n'y croyait y compris Tom Cruise et Dustin Hoffman qui l'avaient même gentiment rebaptisé "two schmucks in a car", comprenez "deux cons en voiture". Pas trés sympa vis à vis des autistes qui n'ont pour une fois pas pris cette remarque au pied de la lettre comme ils le font dès qu'on parle d'eux ou de tout autre handicap de manière générale.
Je me souviens d'avoir vu ce film gamin totalement fasciné par Dustin Hoffman comme l'est un enfant devant quelqu'un de différent...on a peur et on est à la fois fasciné. La fascination est toujours là mais la peur disparaît peu à peu, altérée par un Dustin Hoffman juste incroyable qui ne tombe pas dans le piège du type qui surjoue!

L'histoire, rappellons là pour les moins de 20 ans qui n'auraient pas connu Tom Cruise et sa masse capillaire abondante. Charlie Babbit, concessionnaire automobile endetté, apprend la mort de son père sans ressentir la moindre émotion. Il faut dire que le dialogue a été rompu il y a fort longtemps entre les deux hommes. Cette relation va d'autant plus tourner au vinaigre lorsqu'il apprend que son père à cédé la totalité de sa fortune à un étranger sous couvert d'une institution médicale. Il va alors chercher à en savoir plus sur cet inconnu plus pour récupérer l'argent qui lui semble revenir de droit...

Difficile de parler du film sans le spoiler aussi j'invite ceux qui ne l'ont pas vu à sauter ce paragraphe même si je ne dévoile rien de plus que ce que peut montrer la jaquette ! Ici pas de méchants, pas de sabres laser, seulement deux frères même si certains savent déjà les dégâts que cela peut faire! L'histoire de base est simple. Tout l'intérêt du film repose alors sur la complexité des personnages et sur cette relation à la fois fraternelle et malsaine. Charlie Babbit redevient ce gamin fasciné dont je vous parlais au début. Il ne montre pas son frère du doigt mais presque. Il s'en sert comme d'une vulgaire monnaie d'échange sans appréhender le côté humain et les bouleversements émotionnels que cela pourrait procurer chez n'importe quel individu. Les relations humaines ne sont généralement pas simples et d'autant plus lorsqu'elles naissent sur le tard. Je pourrai m'allonger sur un divan et vous raconter pendant des heures la complexité des relations humaines mais il y a pleins d'autres films qui remplissent mes étagères et dont j'ai envie de vous parler.

Deux mots encore néanmoins... Le duo formé par les deux acteurs principaux est aussi complémentaire qu'efficace. Tom Cruise (tout juste auréolé de la plus grande école d'aviation américaine) est le petit frère fougueux et rebelle. Dustin Hoffman rentre dans le mimétisme parfait des autistes qui en impose bien plus que ses récents rôles tous aussi farfelus les uns que les autres. Le recyclage, c'est moche des fois!
Ce duo aura eu le mérite d'engendrer nombre de parodies et phrases devenues cultes pour toute une génération de gamins fascinés encore et toujours par ce road movie fraternel.


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lundi 12 septembre 2011

Le Terminal


Je ne fréquente pas souvent les aéroports et je sais pourquoi ! En plus d’être aseptisés comme le pire des CHU de France, ils sont généralement noirs de monde, stressants et surtout _argument ultime_ représentent la porte d’entrée vers l’abattoir…d’accord tout le monde ne partage pas mon avis et encore heureux !

Revenons à Viktor Navorski bloqué à l’aéroport de New York, victime d’une faille judiciaire débile comme celles dans lesquelles Mtre Collard adore se pavaner. Alors qu’il vole vers les Etats Unis, son pays d’origine, la Krakozhie subit un coup d’Etat qui paralyse l’ensemble de ses ressortissants devenus subitement sans nationalité. Interdiction de poser le pied sur le sol américain et interdiction de rentrer chez lui. La loi est quand même bien faite !
Navorski va alors apprendre à vivre en huis clos dans l’enceinte du terminal et ce jusqu’à nouvel ordre concernant son pays.

Même si ce récit paraît surréaliste, il faut savoir qu’il est basé sur un fait réel à savoir l’histoire de Mehran Karimi Nasseri. Ressortissant iranien, réfugié et apparemment « illuminé » politique, l’homme passera prés de 19 ans, rien que ça, dans le terminal de Roissy Charles De Gaulle (Cocorico !)
Spielberg arrondit alors les angles pour nous sortir cette fiction plus romancée avec son nouveau pote de blockbuster Tom Hanks qui ne manquera pas de répondre à l’appel… des billets verts ! Cela ne remet aucunement en cause sa prestation d’acteur, lui à qui on serait prêt à donner sa chemise à n’importe quel moment.
Pour diriger l’aéroport, Stanley Tucci, typiquement l’acteur qu’on a déjà vu quelque part mais qu’on n’arrive pas à remettre pendant les deux heures de film. Il est assez crédible ! On ne peut pas en dire autant de Catherine Zeta Jones qui partage l’affiche avec Tom Hanks mais qui reste relativement transparente, dommage….

En tous cas une chose est sûre, le terme « comédie dramatique » n’a jamais été aussi bien illustré qu’avec ce film. Le barbu à la casquette mêle des scènes hilarantes avec des passages d’une tristesse sans nom. Comme souvent avec Spielberg, on sait que le film finira bien mais le fait de passer comme ça entre deux sentiments totalement opposés et surtout de manière subtile ne pouvait être l’œuvre que d’un réalisateur talentueux. J’en rajoute un peu surtout depuis que j’ai entendu à la radio sur une émission culturelle que Spielberg n’avait rien fait de valable depuis le premier Indiana Jones…tout simplement incroyable ! Comme cette histoire !



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vendredi 2 septembre 2011

Sans plus attendre



Je suis le genre de personne qui adore faire des listes pour apprécier ce qui a été fait et ce qu'il me reste à faire. Une sorte de toc que je cultive comme le font les deux protagonistes de notre film et quels protagonistes! Rob Reiner nous sort le grand jeu avec Jack Nicholson et Morgan Freeman, deux piliers d'Hollywood qui vieillissent comme un grand cru classé. Il faut dire que Reiner n'avait plus rien fait de bon depuis la découverte du couple Billy Crystal et Meg Ryan dans Quand Harry rencontre Sally, un beau retour!

Le film raconte le destin de deux hommes frappés par le cancer et bien décidés à profiter du brin de vie qu'il leur reste. Carter Chambers est mécano depuis qu'il a 16 ans. Cultivé et relativement ouvert, il ne mettra pas longtemps à se rapprocher de son copain de chambrée, Edward Cole directeur de l'hôpital et accéssoirement multi millionaire. Peu importe, les deux hommes sont logés à la même enseigne, parés pour le plus grand combat de leur vie. Ils décident alors de lister ce qu'ils aimeraient faire au cas ou les choses tourneraient mal et se jettent à l'eau!

Bon ok, tout le monde n'a pas un voisin de chambre multi-millionaire pour vous amener aux quatres coins du globe. Généralement c'est plutôt le vieux grincheux qui pue la pisse et qui vous impose le programme télé, c'est moins glamour!
Nos deux hommes voyagent alors vers le Tibet, la France, l'Egypte à travers plusieurs montages cartons qui ne sont pas sans rappeler les kermesses de fin d'année. Là encore le budget n'était pas celui d'Edward Cole, il a clairement du passer en totalité dans le casting!
Mais le jeu en valait la chandelle! Nicholson se donne totalement dans cette comédie dramatique au point de friser l'humiliation à plusieurs reprises. On le voit vomir à quattre pattes, se vider par tous les orifices et subir les effets de la chimio à commenecer par la perte des cheveux. Morgan Freeman n'aura pas eu le même courage en arborant un faux crâne chauve à peine visible. Peu importe! On ne touche pas à Morgan Freeman, ce mec est une institution, le vieux sage éternel qu'on peine à imaginer avoir été jeune.
D'ailleurs c'est assez drôle d'entendre sa voix en version originale complètement différente du doublage français. On serait presque revenu à la VF mais puisqu'il y a Nicholson, on fera l'effort de rester sur la VO.


Au final ce film est touchant car il aborde un sujet auquel on est tous confrontés un jour ou l'autre. Peu importe la manière, nous serons tous contraints de faire un jour ou l'autre le bilan de notre vie et même si j'adore les listes j'espère compléter celle-ci le plus tard possible!



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mardi 23 août 2011

Arrête moi si tu peux!




Quand on est gamin on rêve tous à un moment donné de piloter un avion, de soigner les gens ou de leur venir en aide, d'être tout simplement riche! Frank Abagnal Jr. n'a pas fait qu'y songer. Il a été tour à tour pilote de ligne, medecin urgentiste et avocat en n'ayant même pas l'âge requis pour consommer une bière sur le sol américain. Il faut dire que le jeune homme est motivé lui qui voit le cercle parental brisé par un père ruiné qui filoute avec trois bouts de ficelles au grand désarroi de sa mère qui le plantera seul avec le Fisc.
Frank est marqué à jamais tous commes les faux chèques qu'il endosse et échange contre de l'argent liquide. Sa vie de petit garçon prend alors la tournure d'une cavale au nez du FBI et plus particulièrement de l'agent Hanrraty campé par un Tom Hanks des grands jours qui fait plaisir à voir!

Abagnale devait présenter comme un gamin mais faire preuve d'une assurance sans failles. Qui mieux que DiCaprio pouvait interpréter le rôle d'un éternel gamin qui ne cherche que le réconfort d'un proche au delà de toutes ses tentatives d'appels au secours. La relation qu'il entretient d'ailleurs avec le federal à sa poursuite prend grandement part au succés du film. Dès lors qu'il sait qu'il a affaire à un gamin, Tom Hanks se radoucit, et entre dans le jeu de Leo pour son plus grand plaisir lui qui n'a plus de famille fixe depuis bien longtemps.
Je vous l'accorde la crédibilité des faits laisse parfois à désirer. Spielberg a réalisé ce film à partir de l'autobiographie de l'intéréssé qui a dû prendre un malin plaisir à enjoliver les situations pour attirer la sympathie de tout son petit monde. Si voyager gratuitement à l'aide d'une panoplie d'aviateur est réalisable, gérer un service d'urgences médicales sans même toucher à un stétoscope semble totalement incroyable. Selon les dires du bandit, les décisions se prenaient par les internes, il n'avait qu'à les appuyer en hochant la tête. Il avouera néanmoins être à l'origine de la mort d'un nourrisson.

J'invite ceux qui n'ont pas vu le film à sauter ce paragraphe et les autres à rester béats comme moi devant ces escrots qui deviennent des héros. Il n'y a bien que les Etats Unis pour nous pondre ça. Le mec a quand même détourné des millions de dollars et au lieu de croupir en prison, il est recruté par le FBI et les plus grandes banques mondiales pour contrer les fraudeurs. Sacrée ironie pour ce jeune homme qui aura joué d'audace du début à la fin dans son jeu du chat et de la souris avec les autorités. C'est fabuleux de voir à quel point on se range aussi rapidement et facilement du côté des méchants car ne l'oublions pas, Frank Abagnal Jr. est bel et bien un escroc! Heureusement que les "méchants" sont représentés par Tom Hanks, le seul mec qui ne pourra jamais être méchant!

Peu importe le degré de crédibilité et la bonne ou mauvaise morale délivrée par le film, Spielberg aura su tirer parti de ce fait divers pour nous livrer un bon gros divertissement indémodable. Je regrette presque de m'être emporté contre Tom Hanks dans ma récente chronique sur Band of brothers, il faut dire que j'attends toujours plus de mes héros VHS. Je me rattraperai en collectionnant ses dvd!



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lundi 1 août 2011

Garden state (Vf...Vost!)


Trop vieux pour jouer les teenagers, trop jeune pour jouer les adultes responsables, Zach Braff a su se positionner comme le représentant de cette génération de jeunes entre 25 et 30 ans _pardonnez moi l'expression_ le cul entre deux chaises!
Je le sais, je suis en plein dedans et c'est sûrement la raison pour laquelle ces films me parlent. Dans the last kiss, la première de mes chroniques, Braff s'attaquait au rôle du jeune père irresponsable et totalement désemparé. Dans Garden state, il aborde le passage dans la vie adulte à travers la mort du parent qui le pousse immédiatement dans la vie adulte, celle où on ne peut plus regarder derrière soi.

Garden State est un état dans les deux sens du terme. C'est d'abord un Etat à part entière qui désigne le New jersey dans lequel a grandi Zach Braff. C'est ensuite un état mental dans lequel on se retrouve lorsqu'on approche la trentaine. Le film montre bien ce ressenti à travers des scènes accélérées dans lesquelles notre héros reste immobile voir impassible face au monde qui évolue à vitesse grand "v" à côté de lui.
Andrew Largeman fuit ses parents depuis qu'ils l'ont placé en internat durant ses jeunes années. Il est contraint de retourner au bercail pour l'enterrement de sa mère et se retrouve face à ses responsabilités. Il y retrouve ses anciens camarades d'école et réalise qu'il n'est pas si étranger à toute cette jeunesse. Ce retour lui permettra également de rencontrer Samantha, jeune épileptique à laquelle il va rapidement s'attacher...

Le titre de ce billet en dit long sur mon visionnage. Préferez immédiatement la vost au doublage français qui ferait passer nos deux protagonistes pour des ressortissants de la trés célèbre High School musical!
En parlant musique, la bande son est extrêmement soignée. Elle a été soigneusement sélectionnée par Zach Braff himself, qui tourne, et réalise également ce film. La multi-casquette lui réussit plutôt bien et j'attends avec impatience la confirmation.
Côté artistes, je me demande presque si le Dr JD n'aurait pas repompé ma playlist Deezer. Choisir un extrait musical sera sûrement aussi difficile que de choisir de franchir l'âge adulte. Allez je me jette à l'eau...quoique...





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