dimanche 5 janvier 2014

The secret life of Walter Mitty


Généralement lorsque je fonde de gros espoirs sur un film au point de rabattre les oreilles de mon entourage sur un simple feeling, la légende veut que je sois déçu neuf fois sur dix. Et bien sachez que cette époque est révolue tout comme l'est l'ancienne vie de Walter Mitty! Ouvrez grands vos yeux, soyez aware et inspirez fort car Ben Stiller risque de vous couper le souffle avec cette comédie dramatique qui vous donnera envie de reprendre votre vie en main à peine le générique de fin projeté. Le projet n'a pourtant pas été si simple à monter. Adapté d'un roman de James Thurber édité en 1939, l'histoire a fait l'objet d'une première adaptation en 1947 avant d'être mis dans les cartons jusque dans les années 90. Il aura fallut alors plus de 20 ans de bataille juridique entre différentes boites de prod, plus un combat de scénaristes associé à un véritable défilé d'acteurs pressentis (Jim Carrey, Owen Wilson, Mike Myers,...) pour que le film voit finalement le jour entre les mains expertes de Ben Stiller.

Nous sommes un peu tous comme Walter Mitty, retranchés derrière nos bonnes vieilles valeurs morales, pas un mot plus haut que l'autre jusqu'à ce qu'on réalise qu'on passe certainement à côté de quelque chose qui s'appelle la vie. Walter travaille pour le grand magazine d'information Life. Il est plus précisément en charge du développement des pellicules jusqu'à ce qu'un plan de redressement ne vienne menacer son emploi ainsi que celui de Cheryl, une collègue dont il est secrètement amoureux. Sa dernière mission est cependant cruciale. Walter doit développer le négatif 25 envoyé par le célèbre photographe Sean O'Connell pour faire la dernière couverture du magazine avant son entrée dans le monde impitoyable du web. Problème, le négatif 25 n'est pas dans la bobine envoyée par le photographe. Pire encore, ce dernier est injoignable, un peu fou, un peu bohème, un personnage auquel Walter aimerait finalement ressembler...Alors qu'il est à deux doigts d'abandonner, Cheryl réussit à le convaincre de partir à la recherche du photographe dans une quête qui révélera le sens de la vie à Walter, un moyen de vivre autrement ses rêves que par procuration.

Le Groenland, l'Islande, l'Afghanistan, autant de pays traversés par Walter qui vous donneront envie de refaire votre passeport pour découvrir le monde! Les paysages sont justes sublimes, les rencontres émouvantes, le tout filmé par l’œil d'un expert que l'on cantonne trop souvent à ses rôles dans des comédies potaches. On en oublierait presque que le New Yorkais est passé très tôt derrière la caméra, avant même d'avoir explosé en tant que comédien. On lui doit notamment le très controversé mais ô combien intelligent Disjoncté avec Jim Carrey dans le rôle d'un installateur de câble plutôt inquiétant...
La bande son colle elle aussi parfaitement au film. Theodore Shapiro partage le score avec des artistes tels que Bowie, Jack Johnson ou encore Of monster and men. Bon soyons clairs, je regrette tout de même l'absence de Sigur Ros pour illustrer la partie sur l'Islande mais que voulez vous! On ne peut pas tout avoir malgré la claque que l'on prend sur grand écran. Car oui, Walter Mitty est bel et bien le genre de film à aller voir dans les salles obscures! (N'insistez pas, je ne vous revelerai pas le montant du cachet que j'ai touché de la part de l'UGC pour vous dire ça!)

Quoi qu'il en soit, l'année 2014 commence en fanfare et Ben Stiller a mis la barre bien haut pour ceux qui souhaiteraient marquer cette nouvelle année de leur empreinte. Walter Mitty est un personnage haut en couleur, un homme ordinaire qui a juste osé une fois dans sa vie. Alors qu'en dites vous? Prêts à vous jeter à l'eau?


Extrait musical


mardi 31 décembre 2013

Vis ma vie d'abonné UGC


J'ai réalisé en août dernier un doux rêve que je caressais depuis des mois...attention, n'y voyez rien de sexuel la dedans mais simplement l'aboutissement d'un cinéphile cantonné à ses dvd et son ordinateur jusqu'à ce que sa vie prenne un tout autre tournant. Le lieu, l'UGC ciné cité de Bordeaux, l'un des rares à disposer d'une carte riche et sous titrée. Le moment, le premier jour de mon emménagement à quelques minutes du dit cinéma,  avant même d'avoir activé l'eau et l'électricité de mon nouveau chez moi. L'objet, une carte à bande magnétique, un précieux qui moyennant quelques euros par mois vous donnent l'accès illimité à un lieu de détente ou chasser ses idées noires et vivre ses rêves par procuration.

Les premiers jours sont carrément excitants. On se sent tout puissant, prêt à tout voir et se faire une place dans la grande famille du cinéma. Mon objectif était pourtant clair! Je ne cesserai d'enchaîner les séances tant que le personnel tout de bleu vêtu ne checkera pas avec moi à chacune de mes arrivées dans ce temple du cinéma. Après quelques mois, le constat est pourtant accablant: pas de tapis rouge, pas de check, pas même mon portrait en 4 par 3 d'affiché entre Adrian Brody et Monica Bellucci. Il y a pourtant de la place je vous jure!

Et puis viennent les premières déceptions, les pages de pub que je pourrai vous réciter par cœur (spéciale dédicace à mon opérateur téléphonique préféré) qui plus est dans leur ordre de passage. Les spectateurs bruyants, ceux qui puent, qui grattent leur pot de popcorn de 20 kg ou qui traduisent simultanément le film à leur compagnon étranger...si si je vous promets! Alors oui vous me direz que c'est le principe même du cinéma et qu'il me suffit de rester chez moi au lieu de me présenter à travers ce billet comme le plus associable des cinéphiles. Vous n'auriez pas tort mais je crois que j'aime trop cette ambiance pour m'en détacher à l'heure actuelle. Ce précieux sésame m'a permis de voir que le cinéma n'était pas encore stérile et qu'il pouvait me brasser du fin fond de mon strapontin inconfortable. Alabama Monroe m'a littéralement bouleversé, Capitaine Philipps m'a tenu en éveil, agrippé à mon fauteuil, tout comme le judicieux Prisonners. J'ai aussi pu revoir des classiques sur grand écran comme le Parrain, Certains l'aiment chaud, ou drôle de frimousse et communier avec un public de connaisseurs pendant la projection de Sept ans de réflexion où l'ambiance dans la salle était juste incroyable!

Ces quelques instants de grâce me feront vite oublier tout le reste et les quelques nanards que j'ai pu voir malgré les critiques élogieuses du magazine édité par le cinéma en question. Je suis devenu moins assidu ou moins barge selon du point de vue d'où l'on se positionne. Mes excursions varient au gré de la programmation et je pense que l'année 2014 me réservera de belles surprises à commencer par la vie rêvée de Walter Mitty sur lequel que je fonde pas mal d'espoirs. Les paris sont ouverts!

Au final qu'il soit au cinéma, sur dvd ou à la télé, je pense que le film n'est pas prêt de sortir de ma vie. Il occupe une véritable place qui a pu me bouffer pas mal de temps à travers ce blog ou les heures cumulées à me taper des pubs sur le Noulargue café du Cap Ferret ou le sourire des 150 employés d'Auchan Meriadeck, toujours prêts à vous rendre service...mouais...Quoiqu'il en soit, il reste un véritable exutoire, une passion dévorante qui me pousse même par moments à reprendre du service pour l'accro aux dvd, une bouée de sauvetage quoi!

vendredi 27 décembre 2013

Don Jon (vost)


On a beau être le boloss de ces dames, le chouchou du tout Hollywood ou s'entourer de Scarlett Johansson et Julianne Moore, cela ne suffit pas pour s'improviser réalisateur. J'y ai d'abord cru, aveuglé par la poudre aux yeux que m'a balancé Joseph Gordon Levitt depuis 500 jours ensemble mais force est de constater qu'on ne fait pas un film avec un scénario qui tient sur 3 lignes. Un accro au porno rencontre finalement l'amour de sa vie qui va la lui faire mettre derrière l'oreille pour les années à venir...en est il capable? Assez léger et triste de voir que ce film réalisé par n'importe quel autre type n'aurait jamais vu la lumière du jour dans son propre pays.

Tom Hanse...pardon, Joseph Gordon Levitt n'en est pas pour autant un piètre réalisateur. Les plans sont minutieux, les attaques intéressantes mais autant être honnête avec vous, la bande annonce suffira à vous montrer la technique du jeune homme. A croire qu'il pourrait faire son trou dans le monde des courts-métrages, qui sait?
Le film en lui même n'a pas grand intérêt. Un boloss qui kiffe sa caisse, les marcels, la muscu et le porno sur Internet. Quelque chose de somme toute assez banal même si j'ai, personnellement, eu assez de mal à m'identifier au personnage...sûrement parce qu'il a pour paternel l'immense Tony Danza! Comment? Ce nom ne vous dit rien? Tony Michelli voyons, l'homme à tout faire d'Angela Bauer dans Madame est servie. Cela m'a fait bien plaisir de le revoir malgré ses quinze couches de Botox et ses 150 opérations de chirurgie esthétique. Au final, j'en viens même à me demander si je suis content de l'avoir revu sur grand écran plutôt que de garder le bon souvenir de mes repas de midi devant M6.

Inutile d'en rajouter et vous l'aurez compris, Don Jon ne sera clairement pas le film de cette année 2014! Les Scarlettophyles ne seront pas déçus même si son personnage est purement détestable. Les fans de Gordon Levitt ressortiront de la salle boostés par le personnage de Don Jon, prêts à s'offrir une coupe de cheveux au rabais et tuner la 306 de beau papa! C'est triste...ou pas selon le public!

Teaser

mercredi 27 novembre 2013

Capitaine Phillips

 
 
Après le fret fluvial de la crevette, c'est vers un marché plus prospère que Tom Hanks à décider de se tourner avec le transport de containers. Et comme si son expérience avec la société Fedex ne lui avait pas servi de leçon dans Seul au monde, il s'associe encore avec un grand nom du transport pour une expérience qui sera une nouvelle fois inoubliable!
C'est cette fois-ci sous la casquette de Capitaine du Maersk Alabama (tiens tiens....) que Tom Hanks, dirige l'équipage de son paquebot le long des côtes somaliennes. Le périple n'est pas sans dangers et l'équipage le sait malgré leurs quelques revendications rapidement effacées par la poigne du commandant de bord. Il faut dire que Tom Hanks a désormais de la bouteille! Marqué par les rides du temps et un bouc grisonnant on ne reconnait plus le bellâtre sous son costume de vieux. A croire que la prophétie de Zoltar dans Big aura finalement eu lieu...
Vous l'aurez compris, je suis un énorme fan de Tom Hanks et le voir subir les affres du temps n'est pas sans me faire quelque chose. N'importe qui oui, mais pas lui quoi!!!! Pas Forrest Gump, moi qui le croyais intemporel!
Quoi qu'il en soit, la prestation de Tom Hanks est remarquable et bien qu'il ne mérite pas un oscar comme on a pu le lire un peu partout, il nous offre en 10 minutes la palette complète de son talent d'acteur hollywoodien, un moment juste magique!

Mais revenons au film, tiré d'un fait divers survenu en 2009. Quatre pirates somaliens prennent d'assaut, mais non sans mal, un paquebot de marchandises américaines dont ils espèrent tirer un maximum de bénéfices. Rapidement mis à mal, ils s'en prennent alors au Capitaine du navire dont ils espèrent obtenir une rançon bien juteuse. C'était bien sûr sans compter sur l'armada américaine bien décidée à ne pas laisser prendre l'un de ses ressortissants en territoire ennemi!
 
Le scénario bien qu'assez classique est parfaitement retranscris à l'écran par le réalisateur Paul Greengrass, spécialiste des films d'actions à qui l'on doit notamment 2 épisodes de la saga Jason Bourne. Il met parfaitement en exergue la relation entre le Capitaine américain et le chef des pirates, joué par Barkhad Abdi, un sombre inconnu mais dont la prestation est juste criante d'authenticité. A croire qu'ils ont auditionné de véritables pirates pour le rôle!
Tantôt conflictuelle, tantôt fraternelle, la relation qui unit les deux hommes ne se limite pas au simple kidnapping. Elle va plus loin dans les relations humaines, jusqu'à se demander qui joue véritablement le méchant dans l'histoire.
 
Quoi qu'il en soit, les 2 heures de film passent comme une lettre à la poste et Capitaine Philipps pourra se vanter de m'avoir scotché à mon strapontin inconfortable de l'UGC ciné cité le temps d'un grand moment de cinéma.
A voir absolument!
 
 
Teaser
 

dimanche 13 octobre 2013

Prisoners


Il m'aura finalement fallu attendre un peu plus de deux mois pour prendre ma seconde claque en tant qu'abonné UGC. La première, je l'ai reçu il y a quelques semaines avec Alabama Monroe, un drame belge incroyable sur lequel je reviendrai lors de sa sortie en dvd, un laps de temps nécessaire pour digérer le long métrage de Felix Van Groeningen. J'ai tendu l'autre joue hier soir devant Prisoners, un thriller américain, un genre qui ne fait pourtant pas l'unanimité parmi ma collection de Billy sur lesquelles se succèdent mes différents coups de cœur ciné. Le public était pourtant au rendez-vous: une salle comble et tout ce qui va avec, j'entends par là mangeage de pop-corn aussi bruyant qu'il se doit  et commentaires malvenus d'une cinéphile qui s'est cru l'espace de quelques heures dans son salon personnel, quelques centaines de spectateurs en plus. Tout ça me fait dire aussi que le cinéma est loin d'être en crise et qu'on ferait mieux de recentrer le débat sur le téléchargement sur d'autres arguments que sur celui de la fréquentation des salles qui n'est juste pas crédible. J'ai notamment cette pensée émue pour les spectateurs qui payent 9.80 euro leur place pour se retrouver séparés dans la salle, l'un tout devant à droite, l'autre tout devant à gauch, un grand moment de cinéma pour ce couple qui n'est certainement pas prêt de remettre les pieds à l'UGC...
Mais revenons au film. Prisoners raconte le combat de deux pères de famille dont les fillettes ont été enlevées lors d'un brunch dominical. Les deux paternels vont alors immédiatement se retourner vers le possesseur d'un vieux camping car, qui traînait justement dans les parages quelques minutes avant le drame. Problème: le propriétaire du véhicule est un jeune trentenaire, Alex Jones qui semble avoir le QI d'un enfant de 8 ans en plus d'avoir hérité du physique d'Alain Deloin. Bluff ou trouble mental? Quoi qu'il en soit et faute de preuves, la police devra le relâcher dans les 48 heures qui suivent son arrestation, ce qui n'est pas du tout du goût des deux pères de famille bien décidés à faire cracher le morceau au jeune Alex...

Son réalisateur Denis Villeneuve profite des deux heures qui lui sont offertes pour étaler une situation à la fois complexe et oppressante. N'ayez crainte, ceux qui estiment le prix du billet trop onéreux pourront repartir avec leur dose de paranoïa et d'adrénaline dans un doggy bag qu'ils ne sont pas prêt de laisser sur le seuil de la porte d'entrée du cinéma. Restez sur vos gardes quand vous rentrerez chez vous, ayez l’œil hagard, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec ces vieux camping cars...
Je pense que je dois également mon engouement pour ce film à un casting redoutable et là je pense immédiatement à Paul Dano (Little miss sunshine, There will be blood) dans le rôle du désaxé Alex Jones, dont la prestation est pile poil dans ses cordes, une gueule d'ange qui cache un monstre inattendu et à peine croyable. S'ajoutent à cela les belles performances de Hugh Jackman (l'un des deux pères de famille) et Jake Gyllenhaal, l'inspecteur en charge cette enquête contemporaine malgré un style capillaire qui frise étonnement les sixties.

Vous l'aurez compris, je classe Prisoners parmi les valeurs sûres de cette rentrée 2013, le seul film de plus de deux heures qui ne m'aura pas vu m'assoupir sur mon fauteuil bien moelleux d'abonné. Je pense même qu'il pourrait me donner des pistes d'achats dans la catégorie thrillers d'Amazon et la Fnac...et allez!!!!! Encore de nouvelles pistes à explorer dans l'univers inépuisable et impitoyable du cinéma...adieu!


Bande annonce

samedi 5 octobre 2013

De battre mon coeur s'est arrêté


Savoir jouer du piano n’est pas donné à tout le monde. Il faut déjà disposer du matériel, celui-là même qui a failli vous coûter la vie lors d’un déménagement au rabais, et je sais de quoi je parle… Cela demande aussi un travail quotidien en plus d’une sérénité absolue, deux qualités que je peine encore à maîtriser à l’image de mon homologue Thomas Seyr, auquel  je ne prétends bien évidemment pas me comparer. 

Thomas est sanguin, je le suis aussi mais pas au même degré. Mes amis ne m’ont par exemple jamais vu tabasser des réfugiés sans domicile fixe ou balancer des rats dans des immeubles squattés par des assos pour faire des quartiers pauvres de Paname un Monopoly à taille réelle. On achète une vieille bâtisse pour une bouchée de pain, on la revend le triple une fois le « ménage » opéré. Une technique vieille comme le monde dont Thomas a d’ailleurs hérité de son père, la violence urbaine en plus.
Et puis, il y a l’autre facette de Thomas, le musicien raté, bien décidé à se remettre au piano qu’il avait abandonné depuis le décès de sa mère, une discipline dans laquelle il excellait selon les dires de son ancien professeur qui va même jusqu’à lui proposer une audition. Le challenge est de taille pour le Stephane Plaza des sous quartiers de Paris, mais l’occasion de renouer avec son passé, et plus particulièrement avec sa mère est une opportunité qu’il ne peut pas refuser. C’est donc malgré les réticences et les moqueries de son entourage que Thomas va se replonger dans la musique bien secondé par Miao Lin, une pianiste chinoise de talent n’alignant pourtant pas deux mots de français et donnant ses quelques cours au black dans un vieux T2 du fin fond de Paris.

De battre mon cœur s’est arrêté est le film qui m’a fait découvrir l’univers de Jacques Audiard comme bon nombre de cinéphiles de l’hexagone. Un cinéma poignant, loin des clichés du quotidien et criant de vérité. Un cinéma coup de poing, qui vous balance un uppercut là où ça fait mal et quand on ne s’y attend pas ! Rien que le titre du film vous coupe le souffle. Un morceau de poésie qui cache en fait un personnage déchiré par la vie, aussi attachant que détestable mais que je vous conseille de toujours garder comme allié.

La performance de Romain Duris est juste incroyable ! Son talent n’est bien entendu plus à prouver depuis longtemps  mais Jacques Audiard semble l’avoir révélé comme personne avant lui.  Un personnage entier, lunatique et qui partage sans le vouloir avec son spectateur ses angoisses les plus profondes.
Mes amis le savent, le cinéma français m’a souvent déçu mais quand je vois des films comme celui-ci, je me dis qu’il y a encore du bon chez nous et que l’exception culturelle française ne s’arrête pas aux chtits ou aux performances en noir et blanc d’un ancien comédien projeté sur le devant de la scène au bon moment, bien aidé par un plan marketing aux petits oignons. Les œuvres suivantes du réalisateur en sont d’ailleurs la parfaite illustration et je ne saurai vous conseiller de vous pencher sur sa filmographie si ça n’était pas déjà fait. Reste juste à savoir si vous aurez les épaules pour le supporter…


Extrait musical

jeudi 7 février 2013

This is the end --- my friends!

C'est sur ces belles paroles des Doors que j'ai décidé de clôturer mon blog. Pour être honnête avec vous, je commençais à tourner en rond et ne profitait même plus des films que je regardais juste pour la chronique. Ma passion du cinéma n'est pas morte loin de là, mais je n'ai malheureusement plus rien d'interessant à partager avec vous. Cependant, d'autres le font aussi bien et encore mieux que moi. Je pense tout de suite à mes amis de Brozkinos, du bleu du miroir, filmsdelovers et des autres blogs que je prendrai plaisir à suivre au quotidien.

En tous les cas, j'aimerai vous remercier de m'avoir suivi, supporté et participé aux quelques débats qui ont suivi certaines de mes chroniques. Je n'aurai pas continué sans vous. Longue vie à vous tous. Une vie pleine de cinéma. Peut être se reverra au coin d'un troqué pour parler ciné qui sait?


Clément