jeudi 10 novembre 2011

Indiana Jones et la dernière croisade


Je suis toujours triste en chroniquant le dernier volet d'une saga...quoi ? Il en reste encore un? C'est une blague? Il faut vraiment qu'on le compte dans la saga? Sérieusement pourquoi Spielberg ne s'est pas arrêté sur ce troisième volet au lieu de se lancer dans une ultime croisade aux spectateurs? Cette machine à fric qu'on appelle Hollywood n'aura donc pas su dire stop et mettre un terme aux aventures d'Indy dans ce qui semble, ou plutôt, ce qui est pour moi le meilleur épisode de la saga! Tant pis! (en plus il paraît qu'un 5 est en tournage mais ne le dites pas trop fort!)

Dans ce volet, Indy repart à la poursuite du meilleur ennemi de ces 100 dernières années, les nazis! Spielberg a bien compris qu'il avait fait choux blanc avec ses aztèques du Temple maudit et qu'il fallait revenir sur des bases solides! Indiana dont on apprend qu'il tient ce nom de son chien, part à la recherche de son père capturé par les allemands durant sa quête du Saint Graal. Il faut dire que Jones senior travaille sur ce trésor depuis des décennies sans pouvoir toucher au but. Le jeu en vaut la chandelle et les nazis l'ont bien compris. En effet la légende raconte que quiconque boira dans la coupe de Dieu aura la vie éternelle. C'est beau beau même si on en doute encore un peu vu l'état de santé du Docteur Jones dans l'épisode suivant...

Cet épisode m'aura toujours fasciné par son authenticité et son efficacité. On y découvre de nombreux détails qui expliquent certains comportements d'Indy comme la phobie des serpents ou la complexité des relations qu'il entretient avec son père et là je dois faire un break obligatoire! La relation entre Jones et son père, magistralement interprété par Sean Connery, frôle la perfection cinématographique dans une relation père/fils. Bien que totalement différents, la relation entre ces deux personnages est complémentaire, presque fusionnelle! Elle se base en grande partie sur l'humour comme l'ensemble du film qui ne laisse pas passer cinq minutes de pellicule sans balancer une vanne. On est presque dans une parodie d'Indiana Jones mais avec un scénario qui tient la route et là ce devient très fort!

Avec du recul je comprends même le rapprochement qu'on peut opérer entre Indy et Tintin. Nos deux héros se retrouvent souvent sans le vouloir au cœur d'aventures pour le bien des autres. Tintin œuvre pour les gentils, Junior revendique souvent la propriété des biens qu'il dérobe pour les musées...incroyable! De plus vous remarquerez toujours dans les deux aventures des méchants sournois dont on ne voit que le véhicule dans la pénombre la plus totale, prêts à jaillir sur notre héros dès qu'il en auront la possibilité. Et là nos héros sont très forts puisqu'ils déjouent souvent des armées entières à la seule force de leur jugeote! Je vous rassure, la ressemblance s'arrête là et chacun a sa personnalité n'en déplaise à certains!
Enfin je ne peux m'empêcher de partager avec vous ce qui a forgé ma passion pour Indy avec un jeu vidéo sur lequel j'ai certainement passé plus d'heures au cumul que devant n'importe quel bouquin! Il faut dire que la sauvegarde n'existait pas à l'époque et qu'il fallait à peu prés la moitié de l’après midi pour en venir à bout.



Quel rapport me direz vous (ou pas)? Quackshot reprend a peu de choses prés afin d'éviter le procès les aventures d'Indy sous une forme canardisée. Mon amour pour Picsou magazine a fait le reste!

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