jeudi 12 avril 2012

The ghost writer


L'affiche était pourtant prometteuse. Ewan Mc Gregor au milieu d'une ramette de papier A4 en décomposition,  le tout signé Roman Polanski. Un menu DVD stylé avec une musique suffisamment originale pour qu'on se lance dans ce film politique qui fait allusion sans vraiment le pointer du doigt au gouvernement de Tony Blair. Ne manquait plus qu'à l'équipe maquillage de rallonger les oreilles de Pierce Brosnan façon Spock pour que l'on ne puisse plus nier l'évidence de cette pseudo ressemblance.
Inutile de tourner autour du pot pendant deux heures comme l'a fait Polanski pour comprendre que le réalisateur du superbe Rosemary's baby n'est plus tellement inspiré. Il nous vend un complot politique à rallonge dans un style qui se veut le plus épuré possible pour amener la tension à son maximum. Le film peut faire penser à Eyes Wide Shut dans le déroulé de l'intrigue. Sur le papier il est très loin d'atteindre le degré de tension du dernier Kubrick. Les mauvaises langues diront qu'Eyes wide shut était au moins agréable à regarder sur le plan esthétique. Difficile de critiquer le travail de Polanski sur la forme. La tension est progressive comme il nous l'apporte dans la Neuvième porte. Dommage qu'elle ne mène à rien dans cet opus.

Le film raconte les déboires du premier Ministre de Grande Bretagne mouillé dans une affaire de trahison avec la CIA concernant le traitement d'otages intégristes. Pour détourner l'attention, notre politicien décide de sortir ses mémoires à travers lesquelles il pense certainement se racheter une conduite. Malheureusement son nègre est retrouvé mort dans des conditions étranges et Mc Gregor est alors recruté au pied levé pour prendre la relève dans cette sale besogne. Au lieu de se contenter de peaufiner le travail,  notre biographe Jedi se sent le devoir de creuser cette affaire et mettre à nu un président dont la vie semble bien édulcorée.

Vous l'aurez compris à mon ton sarcastique, je ne m'attarderai pas sur ce film qui avait pourtant tout pour convaincre, si ce n'est une véritable histoire de fond. Roman Polanski avait certainement d'autres choses en tête à l'écriture de ce film. Les déboires ne sont pas toujours que politiques et l'homme est bien placé pour le savoir. Toujours est il que le film a connu son petit succès lors de sa sortie controversée. Tout le monde reconnaissait alors le talent du bonhomme dans un plaidoyer du cinéma mondial envers son nouveau protégé.
J'aurai au moins trouvé en Mc Gregor un sosie potentiel de Jason Bateman avec l'âge. J'ai aussi cru voir le sosie de Kim Catral alias Samantha dans Sex and the City avec un visage bouffi et une coupe de cheveux qui lui écrase encore un peu plus le faciès histoire de ne pas la rajeunir....quoi? C'était elle? Ah ouais...

Je resterai donc sur ma fin comment souvent avec Polanski qui semble avoir un don pour nous captiver pendant un certain temps avant de finir par nous décevoir. En même temps c'est un peu l'histoire de sa vie...

Extrait musical

3 commentaires:

Jérôme GIRALT a dit…

J'ai trouvé ça sympa moi.
Et cette maison sur la plage, loin de tous... mon rêve ! (avec le temps pourri qui va avec bien sûr !)

Squizzz a dit…

Pourtant pas adepte des thrillers politiques, Polanski m'a vraiment convaincu, en menant son film d'une main de maître. Un tour de force d'autant plus compliqué qu'il s'agit plus d'un film de dialogues que d'un film d'action.

L'accro au dvd a dit…

@Squizzz
J'aurai aimé être plus receptif d'autant que l'accueil des critiques était plutôt bon pour fois contrairement aux dernieres productions de Polanski.