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mardi 19 juin 2012

Ace Ventura, détective pour chiens et chats


Certains films vieillissent très mal et nous rappellent qu'on approche irrémédiablement la trentaine. Ace Ventura est l'un d'eux puisqu'il date de 1994 alors qu'il me laisse l'impression de l'avoir découvert il y a quelques années seulement...17 pour être précis, j'ai envie de pleurer! Pour Jim Carrey commençait alors une nouvelle vie. Le film l'a révélé au monde entier sauf en France où The Mask est sorti en premier. Allez comprendre...
Paradoxalement c'est également le film qui lui collera cette étiquette de comique un peu foufou à la Jerry Lewis qui fait de ses grimaces son principal fonds de commerce. J'en veux pour preuve les titres qui suivront celui ci: Dumb et Dumber, menteur menteur, Ace Ventura en Afrique ou encore le disjoncté! Malgré cette controverse difficile à gommer, le film est une première preuve de la panoplie comique du néo-canadien.

Ace Ventura est un détective pour animaux qui enchaîne les missions d'appoint jusqu'à la disparition de Flocon de neige, la mascotte de l'équipe des Dolphins de Miami. En plus d'affecter le moral de l'équipe à l'approche du Superbowl, l'entraîneur de ces mêmes Dolphins meurt étrangement dans un meurtre grossièrement maquillé en suicide. Il n'en faut pas plus à Ace Ventura pour se lancer corps et âme dans cette nouvelle enquête qui pourrait bien donner un second souffle à sa carrière...

Le scénario tient en trois lignes et aurait pu même être raccourci. Le fonds importe peu dans ce film, on le comprend dès la première scène qui nous rappelle immédiatement la patte Farrelly Brothers même s'ils ne sont bizzarement pas à l'origine du projet. Pas de dentelle ou de second degré pour cette comédie qui révèle également Courtney Cox alors qu'elle débute parallèlement le tournage de Friends. Les réalisateurs peuvent se frotter les mains de l'avoir engagé au minimum syndical quand on voit qu'elle réclamait plus d'un million de dollars par épisode de Friends à l'approche du grand final.
Malgré la lourdeur du film, et c'est un fan de Jim Carrey qui vous le dit, certaines scènes rendent le film incontournable pour les amateurs du bonhomme. J'en rigole encore tout seul en rédigeant cette chronique!
Inutile d'acheter ce film à part si vous êtes un geek comme moi. De toutes façons les vacances approchent j'aperçois déjà les rediffusions pointer le bout de leur nez. Profitez en!


Original trailer

lundi 6 février 2012

Le disjoncté


Je profite d'une soirée en solo pour vous parler du disjoncté et de son fier représentant, Jim Carrey. Il faut dire que le bonhomme ne fait pas l'unanimité dans les coulisses du septième art. A ma connaissance aucun critique ou blog sérieux ne s'est déjà vanté d'apprécier Dumb & Dumber ou encore les aventures d'Ace Ventura. Citizen Kane passe mieux et on les comprend! Il n'empêche que le canadien en a fait du chemin depuis qu'il a trouvé ce fameux masque qui l'a paradoxalement révélé au grand public. Rassurez vous! Je ne suis pas en train de vous présenter le disjoncté comme le nouveau 2001, je vous parle seulement d'un univers dont l'accès est restreint à ceux qui veulent bien y entrer.

Le disjoncté est une histoire d'amitié entre un trentenaire qui vient de se faire lourder par sa future ex-femme et le type qui vient lui installer le câble dans son nouveau foyer. Sur les conseils d'un ami, notre néo célibataire va soudoyer l'installateur pour bénéficier gratuitement de l'ensemble du bouquet satellite. Il va y trouver une réduction intéressante et notre installateur une amitié naissante. Tout irait pour le mieux si l' installateur campé par Jim Carrey ne devenait pas envahissant au point d'épier les moindres faits et gestes de ce nouvel ami...

Ce film assez déroutant est l’œuvre d'un Ben Stiller inspiré qui ne manque pas de se glisser dans le film alors que sa carrière filmographique en est encore au point mort. Il se contente de faire le pitre à base de fausses moustaches et de parodies bidons dont lui seul a le secret. Finalement il ne fait que poser la première pierre de son invasion imminente!
Quoi qu'il en soit Stiller parvient si bien à nous balader qu'on se demande au bout de vingt minutes de film si on est toujours devant une comédie. Pas de doutes! Jim Carrey est toujours à l'écran aux côtés du sosie parfait de Jon Cryer alias Alan Harper. L'histoire a soudain prit une dimension tragique. On peut même dire qu'on frôle le thriller! Pas d'armes à feu ou de pochettes de sang bidons, le combat devient psychologique et Jim Carrey le mène d'une main de maître! Les passages drôles deviennent alors oppressants si bien qu'on se demande si on doit rire ou s'en inquiéter.
Je rassure immédiatement les fans du Jim Carrey comique qui trouveront leur compte dans cette satyre de la télévision et de l'influence qu'elle peut avoir sur les jeunes esprits.

Au casting, quelques apparitions notables comme Owen Wilson, Jack Black ou encore Ben Stiller qui s'essayaient autour du monstre canadien de la comédie. Comme souvent Jim Carrey porte celle-ci à bouts de bras dans une prestation qui nous donnerait presque envie de balancer notre poste de télévision par la fenêtre! J'ai bien dis presque....

Surtout ne zappez pas et profitez de la prestation du Boss dans l'extrait ci dessous!


Extrait musical

dimanche 12 juin 2011

Yes man


Yes man est une nouvelle fois la preuve du talent incroyable de Jim Carrey, l'homme capable de porter un film à lui tout seul peu importe la teneur du scénario. Je le vois vraiment différemment des acteurs qu'on dit "bankable" dont la seule apparition dans le film assure un nombre d'entrées certain. Le canadien d'origine a un talent inné pour la comédie même s'il a tenté dans les dernières années d'élargir son répertoire de manière plutôt convaincante.

Aigri et renfermé depuis que sa femme l'a quitté, Carl Allen se contente de voir toujours le verre à moitié vide. Il perd peu à peu son entourage lorsqu'il rencontre un ancien collègue qui le pousse jusqu'au séminaire des Yes man, sorte de secte à l'américaine qui permet grâce au mental positif de s'offrir de nouvelles opportunités. Grâce à sa rencontre avec le gourou (qui ne s'appelle pas Skippy) il entre dans une phase de sa vie ou il dira "oui" à tout pour le meilleur et pour le pire!

Malgré les rides naissantes, Jim Carrey est toujours aussi bon, capable de jouer un véritable caméléon comme à ses débuts avec les frères Farelly notamment. On est dans les blagues sauce Barbecue, la finesse n'est pas de rigueur même si Jim Carrey arrondit les angles, à croire que ses diverses expériences sérieuses lui ont donné un peu plus de crédibilité dans les comédies. C'était sûrement le but recherché!
Un peu à l'image de Bruce tout puissant ou menteur menteur, Jim Carrey semble avoir quartier libre pour exploiter le scénario. On le voit tour à tour guitariste, bénévole pour la soupe populaire, bon samaritain du crédit bancaire, en proie à sa concierge...autant de situations qui dérapent rapidement.
A ses côtés, le gendre idéal, Bradley Cooper, à l'affiche d'au moins la moitié des comédies américaines qui sortent actuellement. Il ne manquait que Zach Galifianakis pour compléter cette bande de potes qu'on rêverait tous d'intégrer.

Laissez vous guider par ce film, vous ne pourrez pas dire "non" quoiqu'il arrive, j'en prends le pari.



Infos et bande annonce

Extrait musical

vendredi 18 mars 2011

Truman Show


Jusqu'ou peut tomber la télé-réalité? Aussi bas que l'on peut l'imaginer sûrement. Au moment même où je rédige ma chronique TF1 diffuse un nouveau loft sous le nom de carré VIP qui rassemble la crême de ce que la chaîne a pû diffuser de plus ininteressant depuis des années.

Truman Show est en quelque sorte une prédiction, un pari sur l'avenir. Réalisé en 1998 il envisage la télé-réalité sous ce qu'elle a de plus voyeur. Dans ce film, Truman est, sans le savoir la vedette d'un show télévisé depuis sa naissance. Sa vie entière est régie par un réalisateur qui a bâtit autour de son personnage principal un véritable monde qu'il s'efforce de rendre idyllique. Confiné dans son cocon, Truman commence à réfléchir lorsqu'un projecteur tombe du ciel...

Avec ce film, Jim Carrey montre enfin qu'il n'est pas qu'un visage en pâte à modeler et une machine à grimaces. Fini les rôles d'attardé ou de detective pour chiens et chats, le canadien en veux plus et il le prouve superbement. Dans cette comédie dramatique, il alterne l'humour avec un sérieux qui en devient presque déconcertant. Certains acteurs ne se débarassent jamais de leur étiquette. La tâche était d'autant plus difficile pour Jim Carrey mais la transition est juste parfaite.
Le reste du casting est plutôt classique, à noter une prestation d'Ed Harris dans laquelle il sourit...c'est plutôt rare!

Si la télé-réalité n'en était qu'à ses débuts d'où sort alors ce scénario? Les sites références parlent de 1984 de George Orwell ou encore le meilleur des mondes d'Huxley, deux histoires dans laquelle la vie des personnes est totalement contrôlée jusqu'à ce qu'ils s'interrogent sur leur liberté. Ici pas de science fiction ou de métaphore, le sujet est traité avec humour le rendant alors beaucoup plus ludique et abordable.

La musique prend également un grande part au succès du film. Elle est jouée en live dans le film par des musiciens au gré de la baguette de Christof, réalisateur du monde orchestré pour Truman. En réalité elle est l'oeuvre de Philip Glass, compositeur reconnu dans son registre.

Vous l'aurez compris voilà encore un film qui me tient particulièrement à coeur. Avant gardiste dans son scénario et dans son casting, ce pari cinématographique est une véritable réussite.



Infos et bande annonce

Extrait musical

vendredi 4 mars 2011

Dumb & Dumber


Généralement pour démarrer une chronique, je regarde la page wikipedia, voire ce qu'il en ressort et si je pourrai m'appuyer dessus pour démarrer quelque chose. Exceptionellement je ne le ferai pas cette fois ci, je sais que c'est inutile.
Pour les critiques ciné, Dumb et Dumber n'est que le brouillon de Mary à tout prix, une comédie lourdingue à durée de vie éphémère.
J'aime à penser le contraire et défendre ce film contre tous. Non pas que je prenne plaisir à marcher dans le sens inverse de la marche, c'est juste mon ressenti.
Amateurs d'humour raffiné passez votre chemin, les gags sont aussi fins qu'une râpe à fromage. Le film propulse Jim Carrey sur le devant de la scène comique avec un visage aussi maléable que de la pâte à modeler Playdo et des coupes de cheveux qui vous rappelleront vos vieux playmobiles d'enfance.

L'histoire est assez simple. Loyd et Harry sont deux copains totalement décalés. Pour preuve, leur ambition première est l'ouverture d'une animalerie spécialisée dans les vivariums de lombrics...Loyd fait alors la rencontre de Mary Swanson pour qui il a immédiatement le coup de foudre. En la quittant, il réalise qu'elle a oublié sa valise au pied d'un escalator et file à toutes jambes pour la rattraper et la lui donner. Malheureusement Mary est déjà loin et sa valise n'était pas là par hasard...

Jim Carrey et Jeff Daniels sont juste parfaits dans leur rôles d'attardés. J'ai d'ailleurs toujours énormément de mal à voir d'autres films de Jeff Daniels où il a un rôle à peu prés sérieux. Rien que de le voir apparaître à l'écran dans la rose pourpre du Caire de Woody Allen m'a fait mourrir de rire.
Avec du recul, les accessoiristes ont sûrement été les personnes les plus sollicitées sur le tournage tant les détails sont fignolés. Il n'y a qu'à voir le van des deux compères transformé en berger des Pyrénées ou leurs différentes tenues vestimentaires pour le comprendre.

Les frères Farelly l'ont trés vite compris. L'habillage d'une comédie est primordial. Si l'on y ajoute en plus les talents d'un acteur comme Jim Carrey la comédie est là.

D'un côté je comprends que l'on n'aime pas ce film, de l'autre je ne pourrai m'empêcher de rigoler encore et encore devant certaines scènes qui resteront dans ma mémoire tant je les ai rejoué où parodié avec mes amis de l'époque.



Infos et bande annonce

Extrait musical

lundi 11 octobre 2010

Fous d'Irene




Fous d'Irene fait partie de ces films dont j'ai usé la copie VHS avant de m'acheter le DVD pour ne quasi jamais le regarder. Dommage me direz vous! Je crois que je l'ai tellement vu que le recent visionnage pour ma chronique était presque inutile, un dernier pretexte pour regarder une einième fois le film des Freres Farelly. Le premier visionnage doit remonter à l'été 2001 si mes souvenirs sont bons. Chacun de mes étés était massivement rythmé par un film, celui ci en a fait partie au quotidien.
Avec du recul, je le trouve un peu moins drôle, certainement dû au fait que j'en ai serieusement abusé à m'en plier en deux et repeter les repliques cultes avec mon compère de l'époque des heures durant.

L'histoire raconte le destin de Charlie Baileygates, valeureux policier du petit Etat de Rhode Island qui se renferme totalement lorsque sa femme le quitte pour un chauffeur de limousine nain. Ok! Cela peut paraître absurde mais Charlie vit tres mal cet evenement au point de devenir la risée de sa petite ville. Seuls ses enfants le respectent jusqu'au jour où il pète litteralement un plomb jusqu'à créer Hank, son double schyzophrène, arrogant et plein d'assurance, tout le contraire de ce que Charlie a pu être ces dernières années. C'est au même moment qu'il rencontre Irene, qu'il doit protéger de bandits à sa poursuite. Un problème se pose alors. Qui de Charlie ou Hank arrivera à s'imposer?

Je vous l'accorde, nous sommes trés loins du niveau intellectuel des derniers films dont j'ai pu vous parler mais ils ont également été importants pour moi pour deconnecter et poser mon cerveau avant d'allumer la tv comme j'aime à le dire.
De plus, les gags sont assez hilarants au premier visionnage. Efficacité, absurdité et simplicité, aboutissent à l'équation parfaite des Freres Farelly, piliers du cinema comique des années 2000. Ajoutez à cela la performance ô combien hilarante de Jim Carrey, il ne vous en faut pas plus pour regarder ce film un bon dimanche aprés midi vautré sur votre canapé.
Je tiens également à vous signaler la présence de Paul Ellis dans la bande originale, auteur compositeur folk américain que je ne cesse d'écouter depuis ce film.
Je vous en propose d'ailleurs un extrait en live. Chaussez vos santiags et en route pour Rhode Island!!!

Infos en Bande Annonce
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=25037.html

Extrait Musical