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lundi 26 novembre 2012

Another year (vost)


En plus de générer nombre de critiques dithyrambiques, Another year attire l’œil avec un visuel sympathique rappelant immédiatement les dessins de Daniel Clowes le créateur original du ghost world de Terry Zwigoff. Je me suis alors contenté de fermer les yeux et de le rajouter incognito à mon panier déjà bien rempli. Et qui sait? Au mieux je découvrirai une perle made in UK, au pire j'aurai un joli dvd pour illustrer mes Billy quelque part entre Steven Spielberg et Woody Allen. Moi un geek?

Another year raconte la vie de Tom et Gerry (non, non ça n'est pas une blague!), un couple dans la cinquantaine qu'on rêverait tous d'avoir pour amis. Elle est psychologue, il est géologue mais tous deux sont surement le couple le plus humaniste qu'il vous ait été donné de rencontrer. Leur foyer est un véritable refuge, un havre de paix pour tous les névrosés du quartier qui cherchent une oreille pour déballer le vide de leur existence. Ils sont simples, drôles, vivent dans une belle maison en banlieue londonienne et cultivent leur propre potager, le couple idéal quoi! Pour un peu et on deviendrait jaloux à tout plaquer pour une vie meilleure!

L'originalité du film n'est pas dans son scénario vous l'aurez bien compris. Elle est d'abord dans son découpage en quatre parties, correspondant aux différentes saisons de l'année. Chacune apporte son lot de problèmes et de joies, avec un flegme qu'on ne pourra jamais retirer aux anglais. Il y a quelque chose d'irrémédiablement attirant chez ces personnages authentiques et tendres dont on prend le plus grand plaisir à partager un quotidien plus proche d'un bon vieux Striptease estampillé France 3, qu'un film de n'importe quelle teneur. Et c'est bien là son problème! On est subjugué par sa photographie, on s'identifie aux personnages mais on ne fait que traverser cette chronique, la survoler sans ne jamais défaire les nœuds que son réalisateur Mike Leigh s'est fait un malin plaisir de tisser dès les premières minutes de son film. Imelda Staunton fait d'ailleurs une apparition très remarquée au début du film, une histoire poignante à laquelle il ne sera plus jamais fait allusion dans le déroulé de l'histoire...c'est dommage!

Finalement, je reste sur ma faim, conquis par un casting on ne peut plus humaniste mais déçu de ne pas m'immiscer toujours un peu plus dans la vie des personnages. Dans le même esprit d'authenticité british, préférez Tamara Drewe de Stephen Frears, nettement plus abouti et drôle qui plus est! Plus besoin de prendre le ferry pour visiter les cottages londoniens, profitez en!


Extrait musical

dimanche 4 novembre 2012

Bon baisers de Bruges (vost)


Ça démarre comme une mauvaise blague belge. Une histoire somme toute assez banale de deux tueurs à gages en planque dans la ville de Bruges en attendant de se faire oublier du côté de Londres. Alors que Ray veut quitter ce trou à rats au plus vite, Ken profite de l'opportunité qui lui est offerte pour faire un peu de tourisme aux frais de son commanditaire censé leur indiquer les instructions à suivre pour les semaines à venir. Mais qu'ont donc fait ces deux là pour mériter un tel sort??!! Une punition pour l'un, des vacances pour l'autre mais qu'ils semblent perdus nos deux tueurs à gage bien loin de leur Irlande natale!

Colin Farrell et Brendan Gleeson nous divertissent pendant prés d'une heure trente dans un film qui joue avec les intitulés. Comédie? Drame? Thriller? Bons baisers de Bruges, c'est un peu tout ça à la fois! Martin McDonagh a su personnaliser son film au point de le rendre passe-partout. (N'y voyez là aucun jeu de mots pourri avec la présence d'un nain dans le film...dommage j'aurai presque pu le faire exprès!) La Venise du Nord est sublimée par une photographie incroyable alliée à une bande son des plus notables réalisées ces dernières années. pour la petite anecdote, elle est l’œuvre de Carter Burwell à qui l'on doit entre autres les trois quarts des bandes originales associées aux films des frères Coen. Une belle pioche pour le réalisateur irlandais bien loin de son terrain de jeu favori, le théâtre. Et finalement quand on y réfléchit, McDonagh n'est pas tant sorti des sentiers battus, faisant de la ville de Bruges un hui-clos parfait pour le déroulement de son intrigue.
Il s'est d'ailleurs offert les services d'un ancien dramaturge, devenu aujourd'hui sorcier maléfique et ennemi public n°1 des fans d'Harry Potter, j'ai nommé Ralph Fiennes. Malgré son faible temps de jeu, le britannique impressionne toujours autant qu'il nous fait mauvaise impression. Autant vous le dire immédiatement, sa quotte de popularité n'augmentera pas d'un iota malgré cette nouvelle sortie ô combien remarquable!

Voilà où s'arrête mon travail. J'ai bien tenté de vous ouvrir les portes de la forteresse belge mais ne pourrai vous forcer à y entrer. Mais n'ayez crainte! Les stéréotypes concernant nos amis flamands ne se vérifient pas tous, ils pourraient même vous surprendre!


Extrait musical

samedi 20 octobre 2012

Héros malgré lui


Difficile d'incarner un looser à l'écran quand tout semble vous sourire à chacune de vos sorties. Pas grave! Un peu de boue, quelques fringues bon marché, un tacot en guise de voiture, une mine à déterrer les morts et Dustin Hoffman incarnerait l'aigreur et l'attentisme comme personne.
Dans héros malgré lui, il interprète Bernie Laplante, un tocard de Chicago comme il en existe peu. Impliqué dans d'innombrables magouilles, ce jeune père divorcé vadrouille entre bars malfamés et tribunaux en quête d'un énième bon plan qui assurera sa survie pendant les prochains jours. Il ne redevient finalement  lui même qu'en présence de son fils auquel il essaie d'inculquer en vain, un minimum de civisme...le pari n'est évidemment pas gagné d'avance! Et puis vient cette nuit pluvieuse pendant laquelle Bernie devient sans le vouloir le témoin d'un crash aérien. C'est pourtant à reculons qu'il va se décider à sauver ces passagers juste parce qu'un petit garçon se retrouve orphelin d'une nuit. Fruit du hasard, il va également sauver Gail, une présentatrice en vogue qui va faire de lui le héros du moment. Manque de chance, Bernie n'a pas été reconnu. Pire encore, un étrange personnage lui vole carrément la vedette prétendant être ce fameux héros d'une nuit...comme quoi quand la scoumoune vous tient!

Aussi bizarre que cela semble, ce film est à mettre à l'actif de Stephen Frears pour une fois loin de ses terres et de ses histoires de cottage et autre misérabilisme du fin fond de l'Angleterre. Il arrive pourtant à glisser dans son blockbuster deux, trois pics bien placés sur les dérives de l'audiovisuel et l’héroïsme de bas étage. Le héros d'une nuit devient sous le feu des projecteurs, l'homme du moment, celui qu'on écouterait sans broncher, pour lequel on voterai les yeux fermés, une sorte de lofteur avant même que n'apparaissent les télé-réalités.
Dans ce film, Dustin Hoffman partage l'affiche avec Geena Davis ( Thelma et Louise) et Andy Garcia ( Le Parrain 3) qu'on voit finalement peu au cinéma bien qu'on reconnaisse son visage au premier coup d’œil. Pour la p'tite anecdote, on notera également au casting la présence de Daniel Baldwin, encore un, le troisième d'une fratrie d'acteurs au charisme plus ou moins discutable selon les époques et les prénoms!

Loin d'être le meilleur film de Stephen Frears, héros malgré lui vous fera tout de même passer un bon moment ne serait-ce que pour cette énième performance de Dustin Hoffman à qui on aurait du coller l'étiquette du looser parfait depuis bien longtemps déjà. A y regarder de plus près, il n'y a bien que la série des Mon beau père et moi qui pourraient entacher sa filmographie de manière indélébile. J'espère sincèrement que les plus jeunes qui ne le connaissent que par l’intermédiaire de Bernie Furniqué (Focker en version originale) ne s'arrêteront pas à cette pauvre prestation. Il mérite mieux! Donnez lui sa chance!


Teaser original



vendredi 28 septembre 2012

Tamara Drewe (vost) Blu-ray


Si l'inspiration venait un jour à me manquer, je saurai déjà où la chercher: Ewedon, une banlieue fictive de Londres où les écrivains en panne de matière aiment séjourner. L'endroit est plutôt désert mais ces grandes prairies où fleurissent deux trois cottages semblent revigorer les écrivains qui y séjournent. Ils ont en plus l'avantage de côtoyer de près Nicholas Hardiment, un romancier de gare, sorte de Guillaume Musso britannique, dont l'épouse tient l'établissement en question.Maniéré et puant, l'homme veille sur son domaine comme James Stewart tue le temps dans Fenêtre sur cour dont certains plans semblent fortement inspirés. Autant vous dire qu'il sera aux premières loges lorsque débarque Tamara Drewe, une ancienne résidente d'Ewedon qui a bien changé depuis son exil du côté de la capitale londonienne. L'ancienne adolescente au nez imposant est devenue une sublime jeune femme qui va rapidement perturber la routine du village. Entre le passé qui refait surface et ce batteur londonien abonné aux couvertures de tabloïds, autant vous dire que nos écrivains auront de quoi s'inspirer pour leurs prochaines parutions...

Stephen Frears signe là une nouvelle comédie typiquement british dans la lignée de celles qui l'ont fait connaître du grand public. Il nous propose un cluedo des campagnes dont il maintiendra l'intrigue jusqu'au bout de son oeuvre. Et comme si la photographie n'était pas suffisamment agréable, il fait de la ravissante Gemma Arterton le facteur X qui va venir boulverser ce microcosme de tranquillité qui ne demande finalement qu'à exploser! Elle est cependant parfaitement secondée par Dominic Cooper qui se voit là offrir un véritable premier rôle qu'il assume pleinement malgré le décalage du personnage qu'il est sensé incarner.
Malgré leurs performances respectives, ces deux là n'auront aucune reconnaissance dans quelque festival que ce soit. Seul Boss, le chien de Ben, obtiendra la palme dog 2010 pour sa performance hors du commun...ne riez pas, je vous jure que c'est vrai! Il inspirera d'ailleurs Uggie, le chien de George Valentin qui lui ravira le trophé l'année suivante pour sa prestation dans the Artist...

Au final Tamara Drewe vous apportera un grand bol d'air frais comique qui ne se résume pourtant pas qu'à ce simple genre. Stephen Frears y orchestre son petit havre de paix dont il manie parfaitement les ficelles. Le comparer à un spectacle de marionnettes serait absurde, on est pourtant pas si loin de la vérité!


Trailer

mardi 17 avril 2012

Bridget Jones 2 : l'âge de raison


Les premiers mois d'une relation amoureuse sont toujours déterminants. Chacun dissimule ses petits défauts pour présenter à l'autre ce qu'il a de meilleur. Ces premières semaines s'accompagnent aussi généralement d'une prise de poids qui montre à quel point on est à l'aise avec l'autre. Bridget en a plus que profiter entre les deux épisodes. Une chose est sûre: elle a encore moins peur du ridicule qu'autrefois! J'aime a imaginer le nombre de zéros sur le chèque de salaire de René Zelwegger pour qu'elle accepte cette nouvelle séance de torture en public. Rien ne lui est épargné dans ce second volet. De la jupe deux fois trop courte, à la gaine de grand mère pour finir au milieu des cochons...la coupe est pleine! Il semblerait pourtant qu'elle s'y plaise!

Dans ce nouvel opus, lui même adapté d'un roman d'Helen Fielding, Bridget redécouvre les joies de la vie de couple et son lot de défauts, la jalousie pour commencer! Bridget nage tellement dans le bonheur que la réalité devient d'un coup irréelle voire impossible. Rajoutez à cela une bande de copains (jaloux) plus suspicieux les uns que les autres et cette relation devient bizarrement tendue. Agissant sur un coup de tête comme elle l'a toujours fait, Bridget met donc un terme à sa relation avec Darcy pour le plus grand bonheur de Daniel Cleaver qui trainait justement dans les parages au même moment...

Ce deuxième volet sonne un peu creux en comparaison de son prédécesseur. Les mêmes blagues sont transposées à la vie de couple et deviennent presque un peu lourdes désormais. La grosse culotte, on l'a déjà vu! La baston pour l'honneur britannique, on l'a déjà vu aussi et je me garde de vous divulguer le reste. Un peu comme avec Very Bad Trip, les réalisateurs ont certainement pensé que la pilule passerait sans mal en transposant la même histoire au ski ou en Thaïlande. Ce genre de situation arrive assez souvent au cinéma, je ne pensais pas qu'un roman victime de son succès pourrait suivre la même route. Même Hugh Grant devient une parodie de son propre rôle dans le premier opus. Lui qui incarnait l’indécrottable homme à femmes devient lourd. Avant on se demandait comment il pouvait s’intéresser à Jones vu le harem de femmes à sa portée, maintenant c'est presque le contraire vu la pauvreté de son personnage dans ce nouvel épisode.
Les réalisateurs viennent d'ailleurs d'annoncer le tournage d'un troisième volet avec les mêmes acteurs pour l'année 2012. Deux scénarios possibles: soit le film arrive à se renouveler pour terminer en beauté soit c'est la claque assurée avec un troisième volet de la grosse culotte à mémé et de la baston entre Darcy et Cleaver. Les anglais ont la réputation d'être raffinés en matière d'humour, j'espère sincèrement qu'ils vont nous le prouver!


Extrait musical

dimanche 4 décembre 2011

Le journal de Bridget Jones


Cher journal,
j'approche la trentaine et j'ai troqué papier et stylo pour un blog dans lequel je parle de ma vie entre deux paragraphes concernant des films que j'accumule sur mes étagères de vieux garçon. C'est grave?
Faire le point sur sa vie, on en est tous rendu là quand les années défilent au compteur, Bridget Jones ne pouvait y échapper elle qui n'arrive pas à trouver chaussure à son pied. Il faut dire que la nature n'a pas été des plus généreuses avec elle sous les traits d'une Renée Zelwegger qui n'a pas hésité à se mettre à nu ou presque si l'on compte culottes léopards et autres gaines de grands mères tue l'amour. Elle a pourtant réussi à attraper dans ses filets Daniel Cleaver, le beau gosse de la boîte, le lover à qui on a tous envie de casser la gueule un jour ou l'autre. Seule Hugh Grant avait les épaules pour incarner le dandy anglais dans toute sa splendeur, celui qu'on aime et qu'on déteste à la fois.
Basé sur un best-seller britannique d'Helen Fielding, le journal de Bridget Jones montre une nouvelle fois la suprématie des rosbeefs sur les burgers en matière de comédie. Les termes que j'utilise sont un peu crus mais le film en est rempli. A bas les faux semblants et autres blondes platines à l'américaine qui crèvent l'écran. Faites place à Bridget Jones, la femme tout ce qu'il y a de plus ordinaire dont on prendrait plaisir à cataloguer les défauts tant ils représentent la personne. Bizarrement elle en fait son principal atout. Elle se jette dans la bataille comme si elle n'avait plus rien à perdre au détriment de ce que peuvent penser les gens.
Elle est tout le contraire de Marc Darcy, avocat coincé, spécialisé dans le sarcasme dont Colin Firth semble totalement s'imprégner. Difficile d'imaginer un roi bègue oscarisé portant un pull tricoté main avec un gros cerf...c'est ça aussi la magie du cinéma!

L'univers de Jones plaît. Il est notre quotidien et le film le dépeint à merveille. Renée Zelwegger a donné de sa personne elle qui joue un rôle de composition si l'on met en avant sa séparation d'avec le fantasque Jim Carrey. Elle a su rebondir, saisir les opportunités de la vie et faire du ridicule son fond de commerce pour l'avenir. Ce succès entraînera d'ailleurs une suite que je me ferai un plaisir de vous présenter prochainement. 
En jetant un coup d’œil rapide sur la fiche technique du film on se rend compte de son origine britanno-américaine...à qui va t-on faire croire ça sérieusement. Les billes viennent peut être du pays de l'Oncle Sam mais son authenticité vient clairement d'outre Manche là où la comédie romantique est reine.

Inutile de résister au charme des Jones qu'ils vous attaquent à l'aide de leur stylo ou bien de leur fouet. En ce qui concerne Bridget, vous ne pourrez que succomber à ce petit bout de normalité qui fait la fierté de la Grande Bretagne...derrière Harry Potter mais faut vite le dire! 


Extrait musical

samedi 5 novembre 2011

High Fidelity


C'est quoi cette manie de toujours vouloir classer les choses ou faire des listes? Prouver au monde entier qu'on est un tant soit peu original et qu'on existe? Se rassurer en organisant sa vie tel un beau meuble Ikea flambant neuf? Je ne sais pas vraiment et je pense que Rob Gordon, le héros de ce film n'est pas plus avancé que moi!Il y a un certain plaisir presque pervers à ranger tout ce qu'on connaît dans des cases pour ne pas en perdre le fil et prouver qu'on existe. Chacun sa manière de se rassurer, pour Rob c'est la musique qui l'habite.

Dans ce film très personnel, Rob Gordon nous retrace ses 5 plus grands chagrins d'amours, ceux qui l'ont fabriqué au point de se demander à ce jour pourquoi aucune de ses histoires ne se concrétise. Loin d'avoir le physique de Jean Claude Duss, Rob exorcise alors son rejet à travers son bébé, le Championship Vinyl, une boutique de vieux disques indés dont il est le propriétaire dans la banlieue de Chicago. Seulement faire des listes sans avoir quelqu'un avec qui les partager n'a pas vraiment de sens. C'était sans compter sur ses deux faire valoir, Dick et Barry qui travaillent pour lui et vouent la même passion pour la musique.

High Fidelity est un monde où la critique est reine, goûts de chiotte s'abstenir! Le film peut paraître élitiste et il l'est! Comme tout bon critique, Rob est un musicos râté qui se réfugie derrière sa pile de vinyls pour s'aggriper au milieu. Attendez une seconde! Ca voudrait dire que je suis acteur ou un musicien râté pour collectionner les dvds par centaines et en faire une critique dès que j'en éprouve le besoin? Mais oui mon Capitaine et les deux en plus! J'assume...

Aussi pour singer Rob, je vais à mon tour vous faire un classement: celui des 3 bonnes raisons de regarder ce film au plus vite!

1. La bande son. Orientée rock à papa comme aime à le dire l'un de mes amis, elle rassemble un panel d'artistes indispensables à votre prochaine playlist. Munissez vous d'un calepin et d'un crayon lors du visionnage pour retranscrire les différents classements qui vous donneront des pistes d'écoute.

2. Le casting. John Cusack est plutôt bon dans cette comédie où il s'adresse directement à chacun d'entre nous. On retrouve aussi Denise du Cosby Show et surtout Jack Black qui en fait des caisses comme à son habitude mais qui se trouve parfaitement dans ce personnage elitiste et totalement fermé à son petit monde.

3. Le scénario. Une nouvelle fois inspiré d'un roman de Nick Hornby, le scénario est parfaitement ficelé en jouant sur les flashbacks et les peurs de notre mélomane au cœur brisé. Après pour un garçon, ce film est un nouveau coup de pied au cul pour me pousser à lire les livres de cet auteur contemporain à succès...promis!

Pour terminer je vais tenter de faire mon top 5 ciné du moment qui varie tous les jours comme le veut la tradition. J'attends bien entendu votre contribution à la fin de ce billet. Qui sait cela pourrait également me donner quelques pistes à explorer. A vos stylos!


Top 5 de mes films préférés (dans le désordre)
1. Le lauréat
2. Les évadés
3. Trainspotting
4. Forrest Gump
5. Good Bye Lenin

Je ferme vite cette fenêtre car je suis déjà en train de changer d'avis...c'est dingue cette difficulté de faire des choix! Finalement c'est un métier!


Citation
"Je me suis toujours demandé si j'écoutais de la musique parce que j'étais triste ou si j'étais triste parce que j'écoutais de la musique" Rob


Extrait musical




lundi 26 septembre 2011

Joyeuses funerailles (vost)


Voilà le film british dans toute sa splendeur ! Frank Oz n’a rien oublié dans la recette de la comédie anglaise parfaite. On y trouve des rouquins laiteux avec un accent à couper au couteau, un scénario qui allie parfaitement un sujet tabou avec du comique qui l’est tout autant. Nul besoin de caster Hugh Grant ou Rowan Atkinson pour se faire une place aux côtés des grands. Le seul acteur un tant soit peu connu reste Ewen Bremner pour son interprétation légendaire de Spud que l’on a pu voir secouer ses draps plein de merde au visage de sa belle famille ou passer un entretien d’embauche complètement coqué dans Trainspotting.

Le film raconte l’histoire d’un enterrement légèrement chaotique au sein d’une famille pleine de principes (jusqu’à ce jour il faut croire). Le benjamin, chargé de l’oraison funèbre doit jongler entre une femme directive et un frère écrivain qui lui fait de l’ombre depuis son récent succès. Les cousins quant à eux viennent à la cérémonie en ayant confondu Valium et hallucinogènes ce qui ne facilitera pas la rencontre, d’autant qu’un curieux personnage semble s’être incrusté à la fête…

Jouons tout de suite au jeu du sosie pour nous débarrasser de ça. Ne cherchez plus ! Peter Dinklage alias le curieux personnage a des faux airs de Sebastien Loeb à qui on aurait ôté 25 vertèbres suite à une sortie de route je vous l’accorde ! Mais réfléchissez-y à deux fois franchement !



Pour ce qui est du film en lui même, le format est assez agréable : 90 minutes qui le ferait presque passer pour un téléfilm aux côtés des films actuels qui font minimum 1h45/2h. Cela donne un bon rythme avec des acteurs plus vrais que nature puisqu’inconnus au bataillon. Les amateurs d’humour anglais apprécieront, les autres n’auront qu’à se rabattre sur les différents remakes que le film a engendrés sans jamais susciter l’engouement de l’original. Et oui Messieurs les américains, il ne suffit pas de changer le titre d’un film et d’y rajouter 15 explosions pour en faire un blockbuster. Le cinéma british n’est pas mort !

lundi 11 juillet 2011

The commitments (vost)


The Commitments est typiquement le film sur lequel on tombe par hasard en bloquant sur Arte un soir de zapping intense. Des personnages au charisme aussi tranchant que leur accent des quartiers nords de Dublin et des visages presques familiers...mais attendez! Ils sont plus que familiers puisqu'on reconnait au premier coup d'oeil Glen Hansard, alias the Swell Season, alias Once! Comment ai je pu passer à côté de cette info en épluchant tous ces sites et vidéos sur Glen Hansard. A croire qu'il a tout fait pour étouffer cette sombre affaire.. c'est pourtant loin d'être une casserole si on excepte fringues et coupes de cheveux bien evidemment! Le charme des années 80 a encore frappé!

Le film raconte la naissance d'un groupe de soul irlandais à travers les yeux d'un jeune manager avec des étoiles plein les yeux. Le jeune homme sait ce qu'il veut et caste la moitié de la ville pour composer sa fine équipe. Les gestes sont hésitants, les attitudes peu professionnelles mais ils partagent tous la volonté de trouver une alternative à leur vie actuelle de prolétaire misereux. Il faut dire que la fin des années 80 n'a pas aidé à developper Dublin comme l'ensemble des bastions industriels du Royaume Uni. On est en fait dans le même schéma que Full Monty strings et paillettes en moins. Glen Hansard peut au moins se rejouir de nous avoir épargné ça...

Aves de vrais musiciens comme acteurs, on peut juste trouver dommage que le réalisateur ne se soit pas plus attardé sur le processus de création ou de reprise des chansons. A croire que leur talent est inné. Le chanteur pour ne citer que lui est reperé alors qu'il chante à moitié éméché à la fin d'un mariage auquel assistait le manager en herbe.
Le succès du film et de sa bande originale sera tel qu'un groupe de reprises verra le jour, un peu à l'image de the swell season à la suite du succès de Once. A noter également la timide apparition d'Andrea Corr, leader du groupe du même nom. A croire que les prospects irlandais s'étaient tous donné rendez vous pour ce film. Je devrais peut être le re-regarder et scruter les angles morts. Qui sait? J'y trouverai peut être Damien Rice ou Bono en candidat au casting du groupe!

Toujours est il que le film a connu un énorme succés auprés des jeunes générations jusqu'à inspirer de nombreux groupes. Je repense notamment à un clip du groupe Travis que je vous mettrai en bonus des extraits musicaux.
Au final The Commitments n'est pas le film du siècle mais il est une jolie carte postale de cette jeunesse britannique qui tente de se reconstruire et sortir du schéma traditionnel à tendance industrielle.


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mercredi 1 juin 2011

Petits meurtres entre amis


Danny Boyle est devenu grand public avec Slumdog Millionaire...mais si! Vous savez, ce film plein de bons sentiments qui font d'un gamin à l'avenir tragique des bidonvilles de Bombay le vainqueur improbable d'un "Qui veut gagner des millions" version bengali.
Avant de se perdre en chemin, Boyle aura pourtant été un excellent réalisateur dépeignant la lutte des classes britanniques comme personne ne l'avait fait avant lui. Je pense surtout à Trainspotting mais là n'est pas le sujet...

Petits meurtres entre amis, première oeuvre du réalisateur, est une histoire sur l'amitié et ce à quoi elle tient. Juliet, David et Alex colocataires et amis de longue date partent à la recherche du coloc' idéal qui leur permettra en plusde diviser le montant du loyer. Après un casting digne de la Nouvelle Star, ils optent pour Hugo, personnage discret qui va bizzarement trouver la mort quelques heures aprés son intégration. Au moment d'appeler la police, Alex découvre sous le lit du défunt colocataire une malette remplie de billets. L'argent aura t il raison de leur amitié quasi fusionnelle?
Le succès du film tient notamment à son ambiance macabre, limite malsaine qui pourra décourager les moins valeureux d'entre vous. Le thème musical jongle ainsi entre morceaux oppressants au piano sur deux notes et classiques jazzy qui détonnent totalement avec la violence à l'écran.
Ewan Mcgregor signe l'un de ses premiers rôles, le tremplin qui le menera à la reconnaissance aux côtés du même Danny Boyle.

A noter également la traduction du titre toujours aussi bien "francisé". Ainsi Shallow Grave (traduisez tombes peu profondes) devient petits meurtres entre amis beaucoup plus vendeur que le titre original tout droit sorti des séries B américaines d'épouvante.

Au final le film est plus une étape dans une carrière cinématographique toute tracée qu'un succès à part entière. Les relations humaines sont souvent compliquées malgré leurs apparences. Ce film en est le parfait exemple.


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lundi 11 avril 2011

Le come back (vost)



Vous vous souvenez de Once, le film dont je vous ai rabattu les oreilles à une période, celui qui me sert d'avatar et qui a vu le naître le fameux groupe The Swell Season? Si c'est le cas on peut considérer le come back comme sa version comique. Un chanteur qui ne perce pas ou plus dans le milieu s'associe à une jeune femme pour redonner un souffle à sa carrière dans une association tant innatendue que prolifique. Les amoureux des années 80 et des discussions "matos" ne seront pas déçus. Le film démarre sur un clip incroyable quelque part entre Wham! et Duran Duran dans lequel Hugh Grant travaille son déhanché et sa garde robe culte. On entre directement dans le vif du sujet, on est immédiatement happé par ces synthés et guitares qui nous transportent 30 ans en arrière. (eh oui déjà...)

L'histoire en quelques mots. Alex Fletcher ancien chanteur des années 80 vit sur son succés passé et ses quelques apparitions à la foire au saucisson de trouville ou dans des enterrements de vie de jeunes femmes dont il a été le fantasme. Quelques rides et bides musicaux plus tard, le chanteur est contacté par une jeune chanteuse en vogue pour composer une chanson en une semaine. Loin de son terrain de figuration, Alex va trouver de l'aide auprés de Sophie Fisher, une jeune femme dont les compétences se résument à arroser des plantes...jusqu'à qu'elle montre autre chose...

Si le film démarre sur les chapeaux de roue on ne peut malheureusement pas en dire autant du reste. Difficile de gober le coup de la femme qui arrose les plantes tout en travaillant sa fibre artistique...un peu gros! Heureusement que Hugh Grant fait le travail malgré son visage marqué par le temps. Quel coup de vieux! Fini les rôles de jeune homme maladroit et innocent, il va falloir se recycler comme le fait si bien son personnage et c'est plutôt réussi. Ca me donne presque envie de me consoler en regardant une einième fois Notting Hill ou Pour un garçon dans lequels il est encore crédible. Il semble d'ailleurs se tourner exclusivement vers les comédies américaines, moins subtiles que leurs homologues britanniques sûrement moins lucratives mais beaucoup plus drôles.
Drew Barrymore n'est pas vraiment à son avantage dans cette comédie elle non plus. On pourrait presque la confondre avec Judith Godrèche malgré son visage enfantin qu'elle conserve toujours depuis E.T. (encore un dvd que je pourrai m'acheter tiens....je le note)

Au final, cette comédie est un peu décevante malgré quelques bons fou rires au premier visionnage. Les fans des années 80 apprécieront peut être plus encore que les autres. Peut être se reconnaîtront ils dans cette horde de groupies du synthé! A bon entendeur ;)


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Pop ! goes my heart [Le come Back] par mangame

jeudi 10 mars 2011

Quatre mariages et un enterrement




Le mariage est un engagement, la vente de dvd devrait en être de même. Cdiscount pour ne pas les citer a encore frappé avec cette édition flamande hongro-dano-belge qui m'a permis de profiter du film comme si je le regardais sur une Game Boy. Impossible de profiter du format 16:9 de manière optimale sans écraser l'image. Je veux bien profiter des prix imbattables du leader bordelais en la matière mais balancer le fric par les fenêtres ne fait pas partie de mes passions. La parenthèse est close à ce sujet.

Le film date de 1994 et j'aimerai vous dire qu'il n'a pas pris une ride. Sur le contenu oui, sur l'habillage c'est une autre histoire. Hugh Grant passe ainsi les trois quart du film a recoiffer son énorme mêche et recoiffer ses lunettes style John Lennon à écailles rouges. Les autres personnages ne déméritent pas dans un style vestimentaire qui fait penser aux premières saisons de Friends. Peu importe au final, le résultat est là pour cette comédie romantique à l'anglaise qui va propulser Hugh Grant du rôle d'acteur de téléfilms BBC à celui de star mondiale de la maladresse.

Le film raconte l'histoire de Charles, l'éternel témoin de mariage qui collectionne les conquêtes sans jamais se poser et avancer. Lors du premier mariage de la série, il fait la connaissance de Carrie une américaine au passé sulfureux dont il tombe immédiatement amoureux. Bien que rien ne soit possible entre eux, ne serait ce que par la distance, chacune de leur rencontre est synonyme de tension.

Côté casting on trouve en plus de Hugh Grant, Rowan Atkinson alias Mr Bean. Il semble incontournable dans ces comédies britanniques. Les assidus du dimanche soir en famille reconnaîtront certains personnages qui évoluaient déjà à ses côtés dans la sitcom, l'inspecteur Fowler qui précédait les semaines d'école... on voit également Christin Scott Thomas dont je n'ai jamais pû dire si elle était américaine ou britannique tant elle joue le caméléon entre les deux styles.

Au final, les deux heures de film passent comme une lettre à la Poste. A bien y réfléchir on aurait presque pû l'appeller six mariages et un enterrement sans que cela ne soit perturbant. Il donne une bonne image du rôle de témoin sur lequel je ne peux que m'inspirer cet été pour mon pote Jojo! (le côté maladroit en moins je l'espère)



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mardi 1 mars 2011

Billy Elliot (Vost)



Quelle serait votre réaction si votre fils préférait les tutus aux tutures ?
Difficile à imaginer pour nous alors projetez vous dans les bas fonds de l’Angleterre des années 80, celle avec les murets de briquettes rouges qui séparent des jardinets plus glauques les uns que les autres, celle où le soleil ne pointe jamais le bout de son nez.
Billy Elliot raconte précisément l’histoire de ce gamin là. Il préfère chausser les ballerines aux gants de boxe contre l’avis de son père décidé à endurcir son gamin. Il faut dire que le climat ne lui est pas favorable. Billy a perdu sa mère tandis que son frère et son père luttaient contre la fermeture de leur mine ordonnée par le gouvernement Tatcher. C’est secrètement et à l’aide d’une voisine qu’il va travailler la danse pour intégrer le Royal Ballet School de Londres malgré ce que son père considère comme un affront, voir un déshonneur.

La V.O. est indispensable sur ce genre de film. L’accent est à couper au couteau pour cette famille qui n’a jamais dépassé les frontières du petit comté de Durham au nord de l’Angleterre. Vous passerez votre temps à tendre l’oreille pour comprendre ce patois britannique tantôt écossais, tantôt paysan mais dont je n’ose imaginer la traduction française…
Pour ceux qui préfèrent la langue de Molière, les différentes chansons utilisées pour la bande originale sont traduites car elles apportent indéniablement un plus au film. Elles semblent avoir été écrites pour le scénario tant elles collent à la réalité du film et de l’époque. Au menu : The Clash, The Jam et principalement T-Rex. Le Muffin Man vous en parlera certainement mieux que moi et vous pourrez alors coller un nom sur ces airs qui nous sont presque familiers au final.

Côté casting on ne peut que retenir la prestation de Jamie Bell alias Billy Elliot même si les seconds rôles sont tous aussi réalistes les uns que les autres. Baigné dans l’univers de la danse dès son plus jeune âge avec une grand mère et une mère danseuses, Jamie Bell était le parfait « Billy Elliot ». On voit clairement avec ce film l’importance d’un casting judicieux.

J’ai volontairement mis de côté le chapitre des « à priori » et préjugés car il y en a et en nombre. L’univers du ballet est assez mystérieux et étranger pour une famille du fin fond des campagnes britanniques. Ceux qui ont vu le récent Black Swan retrouveront un peu cet univers secret et difficile à partager. Dans ce film l’alliance des deux univers est juste parfaite.



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Extrait musical

samedi 8 janvier 2011

Les virtuoses




Nous sommes au beau milieu des années 80 dans la petite ville de Grimley, dont la mine de charbon est l'une des dernière à survivre façe à la politique de fermeture des bassins miniers menée par le gouvernement Tatcher. Le film aborde une vraie question politique mais pas que. En effet, un certain nombre de mineurs appartiennent à la fanfare de l'industrie, véritable fierté du village et échappatoire de quelques mineurs qui fuient leur quotidien fait de misère, de lutte et de survie. Cet orchestre est mené par Danny, un mineur à la retraite, dépassé par le contexte politique actuel et totalement aveuglé par la musique. Son rêve ultime? rejoindre le Royal Albert Hall de Londres et gagner la finale nationale des fanfares. Un objectif assez difficile à réaliser quand votre orchestre jongle avec un tas de problèmes plus préoccupants que la musique.


Ce film est sans prétentions à l'image de son casting. Les seuls têtes connues sont celles d'Ewan Mcgregor avant son "américanisation Starwarsienne" et de Pete Postlehwaite, véritable "gueule" du cinéma britannique qui nous a malheureusement quitté il y a quelques jours. Cette chronique est en quelque sorte un hommage à ce grand Monsieur spécialiste des seconds rôles charismatiques.

Il est facile de se laisser emporter par cette musique tout au long du film même si l'on est pas forcément adepte de musique classique ou de fanfares champêtres. Les airs interprétés vous rappelleront forcément quelque chose à un moment donné et leur intégration dans le film est parfaite. Ces passages musicaux sont des scènes à part entière mais servent également d'illustrations sonores pour des passages plus durs comme les discussions entre salariés et patronnat. L'habillage du film est juste dans la bonne tonalité.


Les bonus du dvd sont eux aussi sans prétentions et frisent presque le ridicule. On y voit les acteurs interviewés entre 2 prises, dans le jardin d'un villageois entre 2 rangées de linge emporté par le vent. On pourrait même croire qu'elles aient été filmées avec un mobile vu la haute qualité. Même le dernier écran LCD n'y changera rien, navré pour vous...


Finalement on passe un bon moment dans ce village de mineurs ou les rires laissent souvent la place aux larmes. Ces hommes perdent tout du jour au lendemain et comme le dit si bien Danny dans le film "ce sont d'excellents musiciens mais à quoi ça leur sert?"



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samedi 20 novembre 2010

Good Morning England (Vost)





Je n'écoute plus la radio depuis longtemps, j'ai certainement réussi à m'en dégoûter. C'est certainement dû au fait qu'on ne trouve pas sur notre traditionnelle bande fm des stations dans l'esprit de Radio Rock.

Good Morning England raconte l'histoire des radios pirates, celles là mêmes qui émettaient dans les années 60 depuis des bateaux perdus dans les mers du Nord pour diffuser largement du Rock N' Roll, cette musique de zouaves totalement muselée par le gouvernement britannique. Sex, Drugs and Rock n' roll pourrait être la devise de ce paquebot sans interdits dont les animateurs vedettes deviennent rapidement l'objet des fantasmes des jeunes anglaises qui n'attendent que de pouvoir se libérer. Le gouvernement en a pourtant décidé autrement : il mettra tout en oeuvre pour fermer cette station qui nuit à sa main mise sur les jeunes générations.

Richard Curtis a frappé fort une nouvelle fois. Sa filmo parle pour lui: Quatre mariages et un enterrement, Notting Hill, Bridget Jones entres autres. Il a décidé de s'attaquer dans ce film au rock et quel meilleur support que les standards anglais des sixties pour illustrer cette comédie "libertine". The Kinks, The Who, Jeff Beck, Cat Stevens. Les fans des standards US ne seront pas en reste grâce à Jimmy Hendrix, les Beach Boys ou encore The Supremes.
On note immédiatement l'absence des Beatles qui auraient parfaitement collé au film. C'est dommage et certainement dû une nouvelle fois à une histoire de gros sous...c'est triste.
Peu importe, les scarabés n'ont pas construit le rock à eux seuls. Ils sont bien aidés dans le film par un casting intelligent avec deux leaders ultra charismatiques. On a le british joué par Rhys Ifans, le célèbre Spike de Notting Hill, qui montre une assurance sans faille à l'image d'un Liam Gallagher des années 60 dont le comédien s'est forcément inspiré pour son rôle. Les américains sont présents à travers le personnage de Philipp Seymour Hoffman dit le comte, leader incontesté du navire jusqu'au retour de Gavin, dj reconnu au niveau international. S'en suit une équipe d'animateurs radios mi coincés mi salops qui mènent une vie de stars similaire à celle des Beatles tant les fans féminines sont en émoi à leurs moindres écarts.
A l'opposé on a les membres du gouvernement, tirés à 4 épingles et totalement coincés qui sont offusqués devant tant d'audace et de rebellion. La superposition de ces deux univers est d'ailleurs toujours tres bien enchainée.

Maintenant, libre à vous de regarder ce film ou de changer de station car l'important est bien au final de s'exprimer.


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lundi 4 octobre 2010

Pour un garçon




Pour un garçon, c'est avant tout un livre que l'on m'a conseillé puis prêté, pas une, mais deux fois. Resultat des courses: ma paresse légendaire à lire a pris le dessus et m'a toujours empêché de dépasser le stade du second chapitre.
L'adaptation en film existe, pourquoi est ce que je devrais lire le bouquin? C'est pas trés glamour comme principe je vous l'avoue, surtout venant d'un littéraire, mais c'est plus fort que moi.
L'adage se vérifie surtout lorsque le film est une réussite comme dans ce cas precis. Il m'a presque donné envie de réaliser une troisième tentative de lecture c'est vous dire...

L'histoire d'origine à été conçue par Nick Hornby célèbre écrivain contemporain anglais dont les adaptations au cinéma ne se comptent plus. Il est donc assez surprenant de voir les frères Weitz aux commandes de ce petit bijoux d'originalité. Pour rappel, les frères Weitz sont à l'origine d'une bonne partie des American Pie. On est dans ce film trés loin des bonnes vieilles blagues de puceaux et de confreries américaines dejantées. Quoi qu'il en soit le film est une réussite. Les blagues ne sont pas douteuses et les personnages sont tres attachants y compris ceux qui semblent detestables pendant les premières minutes du film.
C'est certainement là toute la force du scenario dans lequel le caractère des personnage et l'ampathie que l'on a pour eux n'est jamais réellement figée.

Pour un garçon raconte l'histoire de Marcus, un gamin "original" qui devient rapidement le bouc émissaire de ses petits camarades de cours. Il ne fait rien comme les autres pour plaire à sa maman, végétarienne dépressive qui le pousse dans ce sens. A l'opposé, nous avons Will Freeman, trentenaire et célibataire endurci qui vit dans l'insouciance grâce aux droits d'auteurs d'un chant de noël créé par son père quelques années plus tôt. Ces 2 personnages aux caractères totalement opposés vont peu à peu se complèter dans leurs propres intérêts. En effet, Marcus recherche un homme pour sa maman et Will un fils pour plaire aux mamans londonniennes esseulées. Problème: Will n'a rien d'un papa responsable et Marcus rien d'un enfant classique....

Au final, ce film est une nouvelle preuve du talent de Hugh Grant s'il était nécessaire d'en reparler. Les mauvaises langues diront qu'il fait toujours dans le même registre mais franchement, qui mieux que lui peut jouer ces rôles d'adulte irresponsable, un peu maladroit, un peu rêveur mais toujours avec ce côté strict qui caractérise les anglais?
Au fond, c'est peut être ça mon rêve de gosse à moi...

Citation : Je serai le pire des parrains pour cette pauvre Imogène. Vous me connaissez, je la ferai tomber sur la tête le jour du baptême, j’oublierai tous ses anniversaires jusqu’à ses 18ans, je la sortirais, la ferai boire, et voyons les choses en face : j’essayerai de la sauter. Will freeman

Infos et bande annonce
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28418.html

Extrait musical

vendredi 24 septembre 2010

Once (vost)




Once, c'est avant tout une jaquette qui a attiré mon attention en tête de gondole de la Fnac rue Sainte Catherine. Un barbu chevelu avec sa guitare sur le dos et une fille tout ce qui a de plus naturelle. Le duo n'était pas sans me rappeler celui formé par Damien Rice et sa compagne de l'époque Lisa Hannigan, irlandais eux aussi et à tendance folk.
Ensuite j'ai regardé la jaquette de plus pres et j'y ai vu le commentaire de Steven Spielberg qui a vendu le film a lui tout seul avec cette citation :" ce film m'a enthousiasmé pour le reste de l'année". Pas rien, surtout venant d'une pointure comme Spielberg.

Pour tout vous dire, j'étais presque emballé avant même d'avoir regardé le film. Les premières minutes l'ont confirmé. A la première chanson j'ai immédiatement lancé le téléchargment (legal est-il besoin de préciser...) de la bande originale.
Le scenario est à l'image des personnages, simple, naturel et presque innocent. Les plans sont febrils, les personnages n'ont même pas de nom. On rentre alors dans l'histoire comme dans un film tourné avec une bande de copains en pleine periode nostalgique et rêveuse.
Pour vous résumer brievement, le film raconte la rencontre de deux personnes qui exorcisent leurs échecs amoureux à travers la musique. Leur relation est ambigue mais leur complémentarité au niveau musical fait rapidement surface.

La bande son est fabuleuse. Elle a été réalisée en partie par Glen Hansard, acteur principal du film et ex leader du groupe folk irlandais The Frames. S'il fallait un coup de pouce pour lancer sa carrière, c'était clairement ce film. La bande son a reçu de multiples récompenses jusqu'aux oscars hollywoodiens, une belle performance quand on connait le chauvinisme des américains. C'est aussi suite à ce succès musical que Glen Hansard a décidé de recréer ce duo fictif avec Marketa Iglova dans une tournée mondiale qui ne prendra jamais réellement fin tant l'engouement du public est grand.
J'ai immediatement voulu prendre part à la communion. Trop tard la première fois. Je me suis juré de tout faire pour les revoir. Ce fut chose faite l'an dernier avec des souvenirs pleins la tête. Un groupe simple avec une relation identique dans le film comme sur scène. Même la relation entre les deux personnages semble ambigue dans la vie réelle.
Et comme une fois ne suffit pas, je retourne les voir en octobre à Paris aussi enthousiaste que la première fois. Je déborde des limites de ce blog mais la voix de Glen est tellement puissante et percutante que j'en ai deja des frissons rien qu'à y repenser.

En attendant, je ne saurais vous conseiller de regarder ce film sans attentes particulières. Laissez vous bercer par la musique et l'histoire suivra naturellement.

Infos et bande annonce
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125922.html

Extrait musicaux (si si j'ai le droit)


lundi 13 septembre 2010

Full Monty




Jusqu'où pourriez vous aller par fierté? C'est la question qui animera les personnages de cette comédie "so british" tout au long du film.
L'histoire se déroule à Sheffield, ancien bastion industriel aujourd'hui en reconversion et qui laisse derrière lui des centaines d'ouvriers sur le carreau. Ces hommes qui ne connaissent rien d'autre que l'usine, hantent les agences d'aide à l'emploi à la recherche du job le moins contraignant et le plus lucratif possible. La revelation survient lorsque Gaz devient le témoin de l'engouement des femmes pour un spectacle local de chippendales. L'idée fait rapidement son chemin : si les femmes payent pour ce genre de spectacle, elles aligneront certainement les Livres pour de vrais mecs au physique certes ingrat mais accessibles et avec une vraie personnalité.

Comme ses prédécesseurs britanniques, The Full Monty est une comédie décapante qui souffle un vent frais sur nos préjugés des anglais tirés à quattre épingles avec leur petit doigt en l'air quand vient l'heure du thé.
Ils nous ressemblent, ils sont tout sauf professionnels. Ils ont leurs défauts mais savent en tirer profit. Ce ne sont pas des appolons mais ils sont extrêmements fiers sous leurs airs bedonnants. Leur attitude rendrait presque William Carnimolla, (présentateur charismatique de Belle toute nue)jaloux devant tant de maturité. Ils sont également beaux tout nus et l'assument.
Ils n'en sont pas moins pour autant des hommes et peuvent se laisser aller à des sentiments comme l'abandon ou la découverte de l'autre sexe.

Ajoutez enfin une bande son mythique, incontournable lors de vos soirées et qui decomplexera le plus coincé de vos convives.
Au final, Robert Carlysle mène sa troupe avec brio et même si les angles ne sont pas parfaitement lisses, l'intention est belle.


Infos et bande annonce
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=10442.html


Extrait musical

vendredi 7 mai 2010

Trainspotting




Pour mon second film, calez vous au fond de votre fauteuil et prenez un fix pour une vie sans responsabilités. Trainspotting reste un de mes films préférés, une vie dans laquelle Mark Renton alias Ewan McGregor a choisi de ne pas choisir. Vous rêvez d’un boulot, d’une vie de famille, d’argent ? Lui n’en veut pas, il préfère l’évasion à la confrontation.
J’ai presque envie de me raser la tête, de fumer et plus si affinités quand je regarde ce film. Pourtant tout porte à croire que leur vie est merdique. Les rejetons de l’Angleterre comme ils aiment à le dire, pire peuple de l’humanité qui ne pense qu’à boire, se battre et se droguer pour oublier leurs ennuis. A croire que la vraie vie fait peur…..ceux qui me connaissent n’en douteront pas, j’aurai plus tendance à me ranger du côté de Mark Renton et cie que du côté du docteur Mamour ou de Tony Montana.
Ajoutez à cela une bande son fabuleuse, des dialogues cultes, des plans cameras pas ordinaires et des acteurs qui jouent juste ( je pense notamment à David Carlisle et Ewan Mc Gregor pour ne citer qu’eux)
Si vous n’avez jamais vu ce film foncez ! Si vous rêvez d’une vie de princesse bien rangée passez votre chemin, vous y perdriez vos dents.
Comme je vous le dirai souvent, "c'est le meilleur film de tous les temps" sauf que là j'y crois un peu quand même....




Dialogue
"Le jour ou tu décroches tu te prends la tête avec plein d'autres conneries. T'as pas de blé tu peux pas te bourrer la gueule. T'en as, tu picoles trop. T'as pas de meuf, tu baises pas. T'en as une c'est la guerre. Tu te prends la tête pour l'héro, pour la bouffe, pour une équipe à la con qui fait que perdre" Mark Renton




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