dimanche 19 septembre 2010

Love actually




Love actually, c'est d'abord la rencontre de 2 types de films complètement différents : le cinéma anglais avec un humour raffiné et des acteurs de grande classe, limite snobinards et de l'autre côté les comédies américaines dans lesquelles tout est joué d'avance et surfait à la limite de l'impossible.
Les deux genres marchaient chacun de leur côté, restait à savoir s'ils se compléteraient. La mayonnaise a bien pris puisque le film est un bon mélange des deux genres avec néanmoins un surplus britannique qui donne un peu de legereté à ce film qu'on aurait rapidement pu classer parmis les comédies américaines pour les nostalgiques de Pretty Woman.

Les premières minutes sont presque douloureuses dans le sens ou on cherche qui qu'a joué dans quoi precedemment?, un de mes jeux favoris qui peut vous gâcher un film. Et là encore ça n'est pas une mince affaire avec un casting de all stars anglophones : Hugh Grant, Billy Bob Thorton, Emma Thomson, Liam Neeson, Colin Firth...comme diraient mes amis, la liste est longue et c'est du distingué.

L'histoire est assez complexe puisqu'elle est la somme de differentes vies avec une connexion plus ou moins visible selon les recits. Toutes axées autour de l'amour, elles forment une sorte de panel des situations amoureuses du plus au moins probable. Malheureusement c'est ici que les américains auraient pu s'abstenir de collaborer...le premier ministre anglais qui remet en place le president americain en direct ou le puceau inveteré qui rencontre trois barbies siliconnées qui le rêvent...c'était peut être un peu trop...à moins que ca ne soit de la jalousie pour la dernière, je vous vois deja venir.
Au final, le film fonctionne comme une équation amoureuse. Les prénoms sont inutiles, vous n'en retiendriez pas la moitié.

Histoire 1 : X est un chanteur trash sur le retour. Y son agent tente de l'aider mais la personnalité de X prend constemment le dessus.
Histoire 2: X et Y se marient. Le témoin, appellons le Z, est jaloux de X et aime secretement Y.
Histoire 3: X est ecrivain. Il rencontre Y, complètement étrangère à lui, qu'il tentera de séduire malgré les nombreuses barrières notamment celle de la langue.
Histoire 4: X est le directeur d'une agence de pub, et le mari de Y avec qui il vit une vie bien rangée. Malheureusement, Z sa secretaire en a décidé autrement.
Histoire 5: X vient de perdre sa femme Y. Elle laisse derrière elle Z, l'enfant d'un premier mariage qui intrigue totalement X par son mutisme.
Histoire 6: X est secretaire dans une agence de pub. Elle aime secretement Y mais la presence de son frere Z la freine dans la moindre de ses tentatives. Heureusement N est là pour lui mettre le pied à l'étrier.
Histoire 7: X dragueur raté d'Angleterre, décide de jouer de son côté british aupres de jeunes demoiselles américaines. Y l'en dissuade mais peu importe, quand il y a urgence, il y a urgence.
Histoire 8: X et Y sont doublures de stars du pornos. Leur rencontre est aussi peu probable que comique
Histoire 9: X, premier ministre d'Angleterre en pince pour Y, secretaire maladroite et plutôt naturelle. Son coeur balance entre la raison et les sentiments.

Je n'ai jamais été trés bon en math mais l'équation pourrait se résumer alors à:
X9 + Y9 + Z2 = 9(X+Y) + Z2 = Love actually


Infos et bande annonce
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44445.html

Extrait musical

3 commentaires:

Marie a dit…

Une de mes scènes préférées c'est le petit déhanchement de Hugh Grant : un pur bonheur :-)
Très bon choix pour ton extrait musical.

Chief a dit…

Je sais pas pourquoi mais, ça sent la campanouze ! En même temps, tu l'as tellement bien vendu que j'aimerais le voir. Tu me le passeras ?

Chief a dit…

Campanouze ! :-)